SCÈNE PREMIÈRE
CAMERLIN, Un Garçon, Une Servante,
qui achève d'épouMcter, pul, UN PETIT VlEUX.
CAMERLIN, assis sur le bord de la table et découpant des journuux avec des ciseaux.
Allons, allons, vite donc, le grand homme va nous arriver., j’espère que son déjeuner est prêt!...
la servante.
Oui, patron!...
CAMERLIN.
Bien.
LG PETIT VIEUX, entrant, au garçon.
Le bureau de la Ccrmagnole, s’il vous plaît?
RABAGAS
CAMERLIN.
Qu’est-ce que c’est encore?... On ne peut pas travailler tranquillement à son journal?
LE PETIT VIEUX, timidement, glissant entre la table et le mur.
Je voudrais parler au citoyen Rabagas. 1
CAMERLIN.
Oli! mais, on ne parle pas au citoyen Rabagas comme ça! Vous avez une lettre d'audience?
LE PETIT VIEUX, humblement.
Je n’ai pas ce bonheur I
CAMEItLlN, radouci par son humilité.
Le grand homme est à Nice où il plaide pour un de nos frères. (Areo bonté.) Mais parlez-moi, comme à lui! c’est la même chose !
LE PETIT VIEUX, lui présentant une brochure.
C’est un petit ouvrage, dont je voudrais que la Carmagnole rendit un compte favorable.
CAMERLIN, prenant le Urre.
a Guide-Manuel de l'insurgé > » — Bon titre 1...
LE PETIT VIEUX, tremblant d’émotion.
C’est l’œuvre do toute ma vie, citoyen, et l'épigraphe vous en dira l’esprit!...
CAMERLIN, lisant.
o Le mépris de la loi, et le renversement des institutions établies, sont le premier devoir de l'homme libre. » Parfait I Excellents principes!...
LE PETIT VIEUX, radieux.
Je puis donc espérer?
CAMERLIN.
Je ferai le compte rendu moi-mèmo, citoyen... (at«c un geste