ACTE PREMIER
LA BARONNE
Dieu, que c’est laid!...
BR1COL1, cherchant de quoi effacer.
Monseigneur, en un tour de main!...
LE PRINCE, l’arrêtant du geste et lorgnant de plus près.
Oh!... le nez!... ce n'est pas le nez!... ni le menton!... (s« reculant.) Pourtant... (Riant.) C’est assez drôle!
SOTTOBOÏO.
Monseigneur va laisser subsister cette œuvre de corruption?
LE PRINCE, gaiement.
Ah! s’ils voulaient bien se contenter do faire ma charge!
BRICOLI.
Oui, mais ils ne s’en contentent pas! — II faut bien avouer à Votre Aîtesse que cette terrasse était tout à l’heure un réceptable do détritus sans nom!
SOTTOBOÏO.
Et les dégradations du jardin 1...
LE PRINCE, rron;ant le aourefl.
Encore?
BRICO L I.
Trois vitres de la grande serre brisées!
LE PRINCE
Les drôles !
FLAVARBN S.
Et ce beau cactus qui no fleurit que tous les cent ans!...
G ABRIELLE.
Mon cactus? •••
B RICO LI
La fleur arrachée!... il n’y a pas un quart d’heure.
GABRIEL LE
Ah! quel malheur!
RABAGAS
LE PRINCE
Ah ! décidément il faut sévir ! (Mouvement de joie de tous les officiers.) <
SOTTOBOÏO et BRICOLI, à eux-mémei.
Enfin!...
LE PRINCE
Dégrader mon jardin, embelli pour eux autant que pour moi!... Je serai sans pitié!... Bricoli, qu’on ferme à l’instant toutes les grilles, vous l’entendez... à l’instant!
BRICOLI.
Oui, monseigneur!
LE PRINCE
Et dorénavant... interdits au public!...
SOTTOBOÏO.
Bravo, cela!
GABRIELLE
Mais les personnes qui s’y promènent encore?
C’est juste!... Laissez la grande grille ouverte... pour que l’on sorte seulement... Et tout individu suspect de dégradations... arrêté...
BRICOLI.
Oui, monseigneur!... (x îui-méme.) A la bonne heure... (n
Mit.)
SOTTOBOÏO.
Tandis que Votre Altesse est dans ces bonnes dispositions... si nous pouvions obtenir d’elle, un autre acte de vigueurl
LE PRINCE, se rasseyent et buvant son café.
Gouverneur, je suis furieux! profitez-en!
SOTTOBOÏO, désignant le toit et la cheminée au fond.
Ce bouge... cette caverne, cotte détestable brasserie... là, sous la terrasse!