‹ RabagasChapitre 112 sur 358 · LA FOULE · texte numérisé non relu

LA FOULE

Traître ! Vendu I Pourri ! — A bas Rabagas !

• KVA.

Voilà reffet.

RABAGAS, cherchant à placer un mot.

Citoyens!...

LA FOULE, hurlant plus fort.

Non! Non!... A mort le renégat!

Mais! C'est...'' (U continue à crier pour se faire entendre, mais les rumeurs courent sa voix.)

4S(D RABAGÀS.

LA VOULB.

A bas le mouchard!...

. IdiotsI Ite ne ?etiieiit rien eûtendrel... Eh bienl missess, votre homme?...

s T A y tmMfTliSlQtBBttt. .

£b bien! c'est parfoUI Le voilà lancé! Laidsouft^e rouler maintenant I

LE PRINCE, «nrpris.

Ahl (A Rabagas.) Mais Cette popularité, dites-moi doncL..

RABA6AS, elETaré..

Un malentendu, monseigneur! Yoilà tout! (a iaMnéffl6.)Ces gredins-ià vont me faire perdre ma place! (Haut.) Une proclamation I... Vite !•.. Us me liront au moiosl..«

LB PRINCIS, lai «oatnnt tor U table U papier qu'il tenait en entrant.

Tenez ! celle de votre prédécasseur !

RARAGAS, le prenant Tirement des muJM âm WAûIMm

C'est ça! (Parcourant des yevy.) « JU ftociété menacée! l'ordre! Tanarchiel... Très- bien, royauté libérale! » Paifâitl «tf ne ferais pas mieux moi -môme! (signant.) RabagasI... Tirez ça et placardez ! Vite!

BRIGOLI, montrant une affiche»

D'autant qu'ils collent de leur côté des affiches!

RABAGASy la prenant.

Incendiaires, j'en suis sûr! misérables! (Pareoorant.) Oui! l'appel aux plus hideuses passions !... L'insurrection proclamée, le plus saint des... (in iMowiaifltaDti a part.) Grédié!... C'est la

mienne! (n reseamota, et la fonrri 4«m m poflhs. — Ramittt pl«i IhrtMé Une lueur sur la place.)

GA BRI ELLE, detwut, êOr^jé;

Oh! cette clarté!

AÇTB TROISIÈME. 454

Ds brûlent une guérite.

Allons 1 — Ça éclate!

RABAttAS, efliré» .

Quoi? qu'est-ce qui éclate!

ANDHIB.

L*éïnMit6l On commence les barricades!

EABA6AS, bondistant.

L'émeute? Comment Tétneute? (tegardant m montr«.) Mais il n'esta pas Tlieiire!... €m% commtfidé pour onze héttresl...

tous.

Abl

RABAGAS, hors de lui.

Sans le signal! mais c'est stupide! Une révolution! mais il n'en faut plus! Dites^eur donc qu'il n'en faut plus!»*.

BOUBARD»

Dites-le vous-môme !

Hais puisqu'ils ont le gouvernement de leur choix ! qu'estce qu'ils demandent?

fiOVÉARO.

A en être.

RABAGAS, t'éltfitnt fur le balcon.

Mes amisi mes frères !.»^ (ll eet repavsté ver «té borit» Ile MM ^Itts raenacanta que jamais.)

C A R L B , le' tiraet par le bras.

Prenez garde !•»•

RABAGAS, rentrant ftirleux.

Brutes... brutes de démocrates t

LE PRINGB.

Fermez!... (on rabat leB Toiitd.) Allous, je crois qu'apràs cela!...

152 BABAGAS.

RABAGAS, exaspéré, courant b la table, s'assayant, et signant des ordres.

Je crois bien,... colonel! Trois sommations. Pui3, ouvrez les grilles et une charge là-dessus, à fond de train I

EVA

Sur ce bon peuple I

RABAGAS, hors de lui.

Est-ce qu'il y a un peuple? Il n'y a qu'une populace I — Et tout ce qui résiste et pousse un cri séditieux I...

BOUBARD.

Par exemple? (Crls dehors, étouffés par le iwlet fermé.)

Comment? par exemple?... Vous n'entendez pas : à bas Rabagas.

^ BOUBARD.

Alors le cri séditieux, ce n'est plus : Vive Rabagas?

RABACTAS, vivement.

Ëb! non, au contraire!...

BOUBARD.

Ah !.. . C'est qu'hier c'était, Vive .'. . .

Eh! hier... Parbleu!...

BOUBARD. '^

Bon! il ne s'agit que de s'entendre!... Voilà tout!... (a ses

ofBeiera.) AllonS, McSSleursK (n sort avec eux.)

Bricolil sans bruit par les jardins et tombez-moi sur le Cror paudr-VoUmii

BRICOLI. .

Bien, et arrêter?...

Tout!

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