‹ RabagasChapitre 139 sur 358 · ACTE QUATRIÈME. * m · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. * m

A Menton, ety tout en hurîant, vous vous emparez de l'Hôtelde-Ville.

GAMERLIN.

De la mairie!

RABAGAS, avec force.

Mais dites donc VHôtel'de-Ville, innocents, tout est làt Qui a VHôtel'de-Ville a tout! C'est le débarc^adère de rémeule! Tu passes, il est vide, tu montes; tu t'ingtailes autour ^^une table; tu écris ton nom, le mien, le sien, sur des petits papiers que tu jettes par la fçnètre... Rt personne ne réclame. — La Kévolution est faite!... Elle est dans ses meubles!

CAHERLIN.

C'est dit, je me proclame!

RABAGAS, TiTcment.

En m'attendant! — J'arrive à une heure du matin, avec mon prince muselé, ficelé!...

TOUS, ftapéfalts.

Bah!

Tout simplement !

Quel génie!

TOUS

RABAGAB.

Oui, quand vous en trouverez un de ma force I

VUILLARD

Mais comment?

Le .Yalentinois compte sortir cette nuit, pour aviser aux mesures à prendre en cas d'attaque matinale des Mentonnois. Il sort par là, et c'est là que vous l'attendez au passage. Une voiture Q^t à la potle, il descend... avec ou sans lumière. Vous sautez sur lui, et si, à vous trois, malgré sa résistance et ses cris, vous ne venez pas à bout dé lui enfoncer une casquette

in ^ « RABAGAS.

sur le nez, et de lui lier pieds et pattes avec vos mouchoirs ! Vous n'èles pas dignes d'être libres!

CHAFFIOU.

Pardi 1 s'il est seul!

RABAGAS, afarmant.

Seul î

CAMERLIN.

Pas d'officiers ?

^ RABIIGAS. ' ^

J'en réponds! Le couplait, je vous rejoins. Nous l'emballona en voiture. Je saule s^r le siég3 et nous brûlons le pavé jusqu'à Menton! A^rrivée, triomphe! Le prince effrayé fait tout ce qu'on veut. Il abdique, nous proclamons l'indépendance monégasque, et le tour est joué!

CAMERLIN.

Splendide !

Boni bon! mais expliquons-nous sur l'indépendance monégasque!

CAMKRLIN et CHAFFIOU.

Oui!

Cela va tout seul !... La République, avec ma dictature.

TOUS TROJS, protestant.

Dictateur!

Dame!

VUILLARD

* Toi... Le pouvoir absolu?

Eh bien? .

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