ACTE QUATRIÈME. * m
A Menton, ety tout en hurîant, vous vous emparez de l'Hôtelde-Ville.
GAMERLIN.
De la mairie!
RABAGAS, avec force.
Mais dites donc VHôtel'de-Ville, innocents, tout est làt Qui a VHôtel'de-Ville a tout! C'est le débarc^adère de rémeule! Tu passes, il est vide, tu montes; tu t'ingtailes autour ^^une table; tu écris ton nom, le mien, le sien, sur des petits papiers que tu jettes par la fçnètre... Rt personne ne réclame. — La Kévolution est faite!... Elle est dans ses meubles!
CAHERLIN.
C'est dit, je me proclame!
RABAGAS, TiTcment.
En m'attendant! — J'arrive à une heure du matin, avec mon prince muselé, ficelé!...
TOUS, ftapéfalts.
Bah!
Tout simplement !
Quel génie!
TOUS
RABAGAB.
Oui, quand vous en trouverez un de ma force I
VUILLARD
Mais comment?
Le .Yalentinois compte sortir cette nuit, pour aviser aux mesures à prendre en cas d'attaque matinale des Mentonnois. Il sort par là, et c'est là que vous l'attendez au passage. Une voiture Q^t à la potle, il descend... avec ou sans lumière. Vous sautez sur lui, et si, à vous trois, malgré sa résistance et ses cris, vous ne venez pas à bout dé lui enfoncer une casquette
in ^ « RABAGAS.
sur le nez, et de lui lier pieds et pattes avec vos mouchoirs ! Vous n'èles pas dignes d'être libres!
CHAFFIOU.
Pardi 1 s'il est seul!
RABAGAS, afarmant.
Seul î
CAMERLIN.
Pas d'officiers ?
^ RABIIGAS. ' ^
J'en réponds! Le couplait, je vous rejoins. Nous l'emballona en voiture. Je saule s^r le siég3 et nous brûlons le pavé jusqu'à Menton! A^rrivée, triomphe! Le prince effrayé fait tout ce qu'on veut. Il abdique, nous proclamons l'indépendance monégasque, et le tour est joué!
CAMERLIN.
Splendide !
Boni bon! mais expliquons-nous sur l'indépendance monégasque!
CAMKRLIN et CHAFFIOU.
Oui!
Cela va tout seul !... La République, avec ma dictature.
TOUS TROJS, protestant.
Dictateur!
Dame!
VUILLARD
* Toi... Le pouvoir absolu?
Eh bien? .