‹ RabagasChapitre 143 sur 358 · ACTE QUATRIÈME. i · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. i

ANDR£, doucement, lui prenant la main

Oui!

CARLE, atterré.

Partir? la quitter!

ANDRÉ

Il le faut ! Allons,-, courage ! ^

CARLE

Et c'esl à toi que je dois cela ?

A mistress Blounth, mais sur ma prière... je l'avoue.

CARLE

Quelle trahison!

ANDRÉ.'

Carie, n'oublie pas nos conventions! Ce dépari, tu me l'avais - promis!

CARLE

Ohl sans y croire I D'ailleurs, pas pour cette nuit!

Le plus tôt est le mieux !

CARLE

Allons, c'est absurde... Est-ce que je puis m'éloigner ainsi, sans m'être préparé?...

ANDRÉ

Tout est près! Ta valise, la chaise de poste.

CARLE, amèrement. «

Quel zèle ! Tu oublies que je ne puis pas en profiter.

ANDRÉ. '

Pourquoi ?

CARLE

Je suis de garde!

ANDRÉ

Je le remplace.

CARLE, Irrité.

Enfin, je te répète que ce départ est impossible !

ANDRÉ

Une raison I une bonne !

CARLE

Sa lettre I Elle m^a écrit ! ell» m'attend . '

ANDRÉ

Et tu iras à ce rendez-vous? .

> CARLE

Plus que jamais!

ANDRÉ

Malgré!...

GARLB.

Malgré toi, et ta féroce amitié!... oui!«..

ANDRÉ

Carie, pense bien à ce que tu vas faire. Il t* arrivera quelque malheur, et je ne serai pas toujours là pour le conjurer.

CARLE

Belle générosité de me faire une menace de ton danger, pour m'arraôher une odieuse concession I

ANDRÉ

Vois à quel point tu as, toi-mèmè, conscience de ta faute... Tu deviens méchant.

CARLE^ excédé.

Tiens, va-t'en, je t*en supplie. Ce n'est ni l'heure ni le lieu d'une dispute ! Va-t*en !

ANDRÉ

Il le faut bien I Ah ! tu peux te vanter de me désespérer,

toi !... (n Ta prendre son manteau. — Fausse sortie.)

CAftLE.

Tu pars! comme cela... sans me tondre la main!

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