ACTE CINQUIÈMR. ÎÎ
poste pour une cause ou pour une autre, c*est tout un! Vous savez ce qui vous attend I
ANDRÉ
Oui, monseigneur!..."
LE PRINCR.
Capitaine I
LE CAPITAINE*
Pardon I mais que Votre Altesse me permette! 11 y a erreur !
LE PRINCK.
Erreur! . •
LE CAPITAINE
Ce n'est pas monsieur qui était de garde ici cette nuit! r'e?t le chevalier!
LE PRINCE, frappé.
Carie!
EVA, h part.
Grand Dieu!
ANDRÉ, Ttvement.
Du tout!... c'est moi!
LE CAPITAINE" le regardant séT^rement.
C'est le chevalier!
LB PRINCE, très-pAle.
Ah!
EVA, vivement, à Rabagas.
La lettre ou Je dis tout !
RARAGAS, hésitant.
Mais!...
EVA, la lui arrachant.
lâais donnez donc ! . . .
LE PRINCE, qui a siurpris^ le mouTement, à part.
Une lettre!... et Carie ici... la nuit!... Mais que se passet-il?... et que me cache-t-on? (a Babagas.) Laissez-nous, monsieur. Je vous prie, laissez-nous ! (Râbagas s'incUne, et sort par la
droite.— Haut, au capitaine.} Le chevalier ! Tout de suito!...
ANDRÉ, Tiyemem.
Monseigneur, il est parti!
LE PRINCE, surpris de son empressement.
Ah!... (A part.) Encore un mensonge I
ANDRÉ
Et c'est pour cela que j'ai pris sa place!
LE CAPITAINE
Mais du tout, monsieur, puisque vous étiez chez vous, au boute-selle, pour partir avec moi!
LE PRINCE
Chez lui!... (AEva.) Mais alors, il n'était donc pas oii vous dites, madame?
EVA, Tiyement.
Si !... avant!
LE PRINCE, la regardant fixement.
Vous êtes bien pressée. de me le faire croire !...
EVA, troublée.
La vérité m'oblige...
La vérité !... Et qui la dit ici la vérité?... A chaque mot!., je vous prends tous deux en flagrant délit d'imposture!... (hou-
rement d'Eva. — Avec violence.) Oui, d'impOSture!... Ef je VOUS VOis
plus âpres à vous accuser que d'autres à se défendre !... Dans quel but ?... Pourquoi?... (Avec TioienceJ La vérité, enfin!... j'exige la vérité!...
EVA, à part effrayée, gagnant la gauche*
Ah! mon Dieu!.*.