SCÈNE XVIII lis PnÉcËDENTS, CÉCILE, BENJAMINE, Madame VfGNEDX
au fond y dans le jardin* GAUSSA DR, montrant GéeSe qui dcsetnd 1« 'perron*
Tu vois, voilà ma femme!
ABDALLAH
Ohl madame. (A.iiar&»it.) Ah! diable! Ahl bigre 1 II a toujours . eu bon goût, ce gaillard-là! Vrai, c'était toujours lui qui dénichait les femmes les plus...
UARÉCAT , bouchant les oreilles de soD filf»
Zéphyr!..,
ABDALLAH
Ahl oui« pardon, excuse... il y a de la jeunesse 1...^
(Il passe à Tholosaa et lui serre la maio.) CÉCILE, i paît, à son mari*
Quel est ce monsieur?
CAUSSADB.
C'est un ami!
CÉCILE
Vous allez le garder à dîner?
CAUSSADE
Ma chère enfant, je ne peux pas renvoyer comme çà un homme dont j'ai mangé le couscoussou sous la fente! (a part.) C'est égal ! C'est curieux, voilà un ami intime que je oe con«
nais pas! (On sonne le dîner.) Ah !...
marécat.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
CAUSSADE, joyeusement, en lui frappant sur rSnaule*
C'est le dîner?..
(Moatement de tont le monde ters la maison.) MARÉCAT.
Ah! non!... C'est trop tôt! (surprise générale.) C'est trop tôt!... ie ne dîne pas avant sept heures, moi... n'est-ce pas, Raphaël?
RAPHAËL
Oui, papal
ACTEPHEMIEH. U
On pcal le croire; il n*a jamais menti I C'est un apge I
VIGNBUX.
C'est un ange, mais nous ne sommes pas des anges, nous nous avons faim l
MARÉCÂT.
A six heures! Ce n'est pas possible I... Je n'ai pas faim, moi. Tu n'as pas faim, toi, Raphaël?..,
GAUSSA DE
Je t'assure y Marécat, que nous avons déjà très-faim à six heures!
UARÉCAT^ franqailleniftnt.
Alors, juge donc ce que ce sera à sept heures I
THOLOSAN, à pari.
Ah! mais il est agaçant!
MAURICE
Allons! mettons qu'on dînera à six heures et demi!
MARÉCAT
Oh ! bien, mes enfants !... si je trouble vos habitudes, j'aime mieux m'en aller!
CAUSSÂDE, le retenant*
Encore!
MAURICE, de même.
Voyons! voyons! monsieur Marécat !.••'
On attendra!
THOLOSAN.
C'est pour noire agrément I
MARÉCAT, décidé.
Ah! comme ça!...
ViGNECX, à sa femme, à part.
Va-t-en voir si on aurait de ces compiaisances-ià pour nous!
M/^DAME VIGNEUX, de mime.
Faire souffrir tout le monde pour ce mousieur ! '
CAUSSADE
Eh ! bien jusqu'à ce qu'on sonne, messie'jirs, liberté entière! Les jai*dins sont ouverts!
(1\ tire un cigare de sa poche.) , LAURENT, te.iilanl le journal à CaasMdc.
Le journal do monsieur!
VIGNEDX, prenant le journal^ viTcment»
Ah! la Bourse!... voyons!
(Il s'en ya, le parcouratïv.
ABDALLAH y enlevant le eigare à Caussade.
Un cigare... bonne afftiireî... ne bouge pas!... j'ai du feuî...
(Il s'en Ta en diamant le cigare.) CÉCILE.
Nous allons au jardin?
CAUSSADE
Oui, si tu veux mon bras?
MAURICE
Pardon! (n prend le bras de Cécile.) C'cst retenu I
(Il sort aTec elle. — Ganssade va à droite prendre son chapcan de paille.)
MAnÉCAT. ^ M"*,*^*^ ^
Et dire que j'ai oublié d'apporter mon chapeau de paille!...' Jf^*> Il n'y a donc pas de chapeau de paille ici?... Ah! si! (u prend des \^
■Mins de Caussade le chapeau de paille.) Yoilà UIOU affaire.
II se coiffe -et s'en Ta. — Tholosan et Caussade restent seuls en scène.)
THOLOSAN, s'apf.rochant de Caussade uu peu ahuri.
Mon cher monsieur Caussade, je vous prie de remarquer que je ne vous prends rien, moi I... je ne vous prends liea l
La toile tombe.
riff DU PREMIER AGVI