‹ RabagasChapitre 228 sur 358 · SCÈNE XV CÉCILE, puis MAURICE · texte numérisé non relu

SCÈNE XV CÉCILE, puis MAURICE

CÉCILE, seule.

Mais c'est un monstre, ce médecin, on ne dit pas ces cboseslà quand on ne peut pas vous guérir... Si jeune, si charmant !... une maladie pareille!... ah! mon Dieul... mon Dieu!... (Apercevant Maurice qai entre par le fond, à droite.) Lui !... IC YOilà!... Ah ! hCUreU*

sèment jp suis là pour Fempôcher de faire des folies I...

MAURICE, i part.

Il est parti! — Qu'est-ce qu'il a bien pu lulfdire?

CÉCILE, debout à son piano, lai tournant le dos, et feignint de feuilleter de Ii^ musique»

Pauvre jeune homme! Il n'a pourtant pas l'air malade!

MAURICE

Voyons comment je vais être reçu...

(Il tOQSBe.)

CÉCILE, M retouroBiàU

Vous êtes là, mon ami?...

MAURICE, à part.

Mon ami! Tout va bien. (Haut.) Je vous croyais au jardin I...

» (Il traTerse.)

CÉCILE

Non l ^ J'étais ici avec le docteur Tholosan t

MAURICE, U regardant.

Ah 1 vous étiez avec Tholosan ?

(Il passe derrière le piano, et se trouTe ainsi en face de Cécile.

CÉCILE ***

Qui m'a bien recommandé de tous soigner, monsieur, et de veiller sur vous I

. MAURICS.

Ahl.«. (a put.) Est-ce qu'il lui a dit que j'étaiB fou 7...

* Tholosan, Cécile.

** Cécile, Maurice.

*** Maurice, Géaita.

CÉCII,E.

Aussi, je vous préviens que je vais être d'une sévérité !.«

^MAURICE

Vraiment !

D*aborcl, il vous est défendu, jusqu'à nouvel ordre, d'aller à

' MAURICE

Gomment, défendu ?

CÉCILE

Défendu I •— Et de quitter cette maison I

MAURICE, surprit.

C'est le docteur qui ordonne ?

CÉCILE

Oui, monsieur, c'est le docteur.

MAURICE

Je ne comprends pas, mais...

CÉCILE

Ah! c'est conmie cela!

MAURICE

Itlais, madame...

(Il a fait le toar du piano, et se tronve près dé la ehaise sar laquelle il s'assied pendant la phrase suiTante.)

CÉCILE

Il n'y a pas de madame... H y a une amie... Monsieur... une amie sérieuse, à qui vous avez tait serment d'obéissance... (Assise

sar le tabouret et lui tendant les deux muns.) YoyOUS ! . . . Dounez-moi VOS deUX

mains... N'est-ce pas que vous vous laisserez conduire par moi, et que vous serez bien obéissant, bien sage et bien doux ?

Conduit par vous... Ah! où il vous plaira... mais c'est le docteur qui a prescrit ?.••

CÉCILE

Le docteur veut que vous gardiez la maison àvee moi, que vous vous promeniez doucement dans le jardin a/oec moi.-, que \uus causiez, que vous lisiez avec moi!

MAURICE

Enfin! que je ne vous quitte pas?..*.

CÉCILE

C'est le lé^Liiiel...

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