‹ RabagasChapitre 250 sur 358 · ACTE TROISIÈME. i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. i

MARÉCAT

Les amis... sont toujours là... les pauvres amis!

CAUSSADE, iiuûUttU

Mais^ mon Dieu!...

VIGMEUX, nntarronptnU

Si un étranger venait te criera brûie-pourpoiut..,

MARÉCAT, légèrement.

Votre femme est un peu coquette I...

VIGNEUX^ de m£me.

Elle est bien souvent avec ce M. Maurice...

HARÉCAT.

Ils sont toujours fourrés dans les petits coins..»

GAUSSADB^ ton*.

Ohl

HARECATy tiveineiit.

Ahl tu voisi Ça te donnerait un coup. Tandis que de notre part...

CAUSSADB.

Ma femme I Maurice I Vous osez!... Ahl taisei-vousl

Mais***

CAUSSADB.

Taisez-vous I... C'est une indignité que deux hommes auxquels je serre la main... et que j*appelle mes amis... osent devant moi... chez moi... Ma femme I ma pauvre femme l Ohl vous ne saurez jamais le mal que vous venez de me faire.

MARÉCAT, qui est remonté près de la console.

Ahl le voilà qui se monte... qui se monte... Je ne te dis pas que j'ai vu... mais enfin, j'ai vu...

CAUSSADE, Tlvemeiit.

Et qu'est-ce que tu as vu? Quoi?

MARÉCAt.

Eh bien I je les ai vus tous deux causant... (vifcment) comme t'a. dit M. Vigneux.

VIGNEUX; nrprii.

Moil

CAUSSADB^ vm lulM»

Et appès?

UARÉCAT; aTec aplomb, lalerrogeant Vignenx* Eh bien oui. après, M. YigneUX? (Vojaut r«mbirras ie VignenO

Ah !..

CAUSSADE

Voilà touti Âh I vous étiez donc bien pressés de venir trou* hier la paix d'un homme en le faisant douter de tout ce qu'il estime et de tout ce qu'il aime I Et vous invoquez les devoirs de l'amitié. — Mais qu'est-ce que c'est doue que cette amitiélà? Et que ferait de plus la haine?... Depuis nier, quelle occasion avez-vous perdue d'empoisonner mon bonheur ? Ce matin, elle s'appliquait, cette amitié, à détailler tous les défauts de ma maison et à gâter toutes les joies que j'y trouve. Tantôt, elle s'acharnait, celte amitié, à transformer une querelle futile en un combat mortel... et comme elle n'a pu risquer ma vie à son caprice^ il faut maintenant qu'elle prenne sa revanche en tuant mon honneur 1

VIGNEUX.

Mais enQn, pourtant, si c'est...

CAUSSABE, TiremenU

Si c'est vrai, n'est-ce pas! Eh bien, si c'est vrai! Il fallait ne rien dira et me laisser mon ei'reur.

IIABÉCAT.

Enfin l nous avons fait notre devoir d'amis : n'en parlons plus...

CAUSSADE

Ahl ]^arlons-en, au contraire I... Vous figurez-vous que cela me suffase et que je vous laisse libres de porter sur ma femme tous les jugements qu'il vous plaira? Ah \ que non pas! Je no laisserai pas son honneur et le mien sous 1& coup d'un pareil soupçon!

VIGNEUX.

Hélas! nous ne demandons pas mieux; mais comment veuxtu?...

CAUSSADE

Ah! je n'en sais rien! mais je chercherai... je trouverai... Je saurai bien vous -donner une preuve si éclatante de son innocence...

VIGNEUX, TiTement.

Une preuve de son innocence, mais mon Dieu, c'est notre plus cher désir.

CAUSSADE

£t ce soir, ce soir môme !

(Il pane à droite. -* Marécat est romonfé^)

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