ACTE TROISIÈME, ilS
MAURICE, embarrassé^ cherchant à éritor son regard.
Soyez tranquille I
(Il remonte.) CAUSSADE^ à part, après avoir serré la main de Maurico.
Ahl celle main glacée I
CÉClLSy redescendant.
Mais VOUS reviendrez demain pour déjeuner?
CAUSSADB^ sans la regarder.
Pour déjeuner^ oui...
(Il fait quelques pas pour sortir.) CÉCILE.
Eh bien! tous parlez comme cela?
CAUSSADE, revenant à elle.
Non! (n l'embrasse froidement d'abord, puis avec passion.) Ohl CC n'cst
pas possible!
CÉCILE^ relevant la tête.
Quoi donc?
CAUSSADE^ composant son visage.
Rienl rien!
BENJAMINE, arriyant à lui» portant un chàls.
Et moi, papa, tu ne m'embrasses pas?
CADSSADE.
Si ! Si ! (Il l'embrasse* Benjamine remonte près de Cécile et lui donne le châla que Cécile met. Laurent est entré avec le paletot pour Caussade. — Caussade descendant seul au milieu de la scène et avec des larmes dans la voix.) Mon
Dieu !... je suis pourtant un bon mari, un bon père l Qu'est-ce donc qu'il faut être?
YIGNEUX, remarquant son émotion.
Allons ! viens ! viens !
THOLOSAN, quittant le balcon et descendant adroite.
Gomment! il part?
CÉCILE, prenant le bras de Caussade.
Je TOUS accompagne jusqu'au cbemin de fer.
MARÉCAT, à part.
Ck>mme Virginie!
BENJAMINE
Et moi aussi, maman, et moi?
CAUSSADE
Allons !
'Caussade sort donnant le bras à sa femme ; Yignenx donne le sien à Benjamine.
MARÉCAT, les suivant.
Est-il heureux d'avoir des amis comme nous, celui-là 1
(II sort avoo Maurice.)
NOS INTIMESr