‹ RabagasChapitre 256 sur 358 · ACTE TROISIÈME. HB · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME. HB

RAPHAËL

Ahl |e ne sais pas! Mais j'ai le cœur tout barbouillé!

THOLOSAN^ mêmejta*

Ce n'est rien! Ce n'est rieni

RAPHAËL, chancelant.

Si, c*est quelque chose ! Çà tourne! çà tourne!

THOLOSAN.

Eh bien ! eh bien f

RAPHAËL, tombant tar le fauteuil près delà table*

Âh! Monsieur Tholosan!

THOLOSAN, allant à lai et se penchant & sa hauteur*

Ah! cristil... vous avez fumé, vous, hein?

RAPHAËL

Un petit cigare I... oui...

THOLOSAN.

Un petit cigare à papa?

RAPHABL.

Oui, un trabucost

THOLOSAN.

. Un trabucosl... voilà l'affaire!... L'estomac proteste!

RAPHAËL

Ahl Monsieur Tholosan, je crois que je vais mourir.

THOLOSAN.

Pas encore!

(Il lui tape dans les mains.) RAPHAËL.

Oh!sit

THOLOSAN.

' Non! non! pas encore!

RAPHAËL

Je voudrais bien un verre d'eau !

THOLOSAN, appelant.

Un Terre d'eau !..

JENNT , accourant avec une lampe qa*elle pose sur la eonsôle. — Demi-Jotiraa

théâtre.

Un verre d'eau! Ahl mon Dieu! Qu'est-ce qu'il a? (Allant à lui.) 11 est malade!

(Elle s'empresse luloiir de lui pendant ce qui suit.) THOLOSAN.

Ah!oui, tenez, jetez-lui un peu d'eau au nez!... Cela lui

* IflBny; Raphaël, Tholosan.

ne NOS INTIMES!

fora du Lien!,., ^t quand il aura passé la nuit là-dessu«ï (saisi ù\...i idée ^/^ , Ah ! mon Dieul Quelle idée!... mais le voilà, mon prétexte,- pour rester!... Je le campe au lit ce pauvre jeune îioauiie, je le soigne, je le veille... Je le veille toute la nuit et connue ça je reste dans la maison... nous sommes sauvés, Eu- Ycka! Voyons, ai-je le temps de soigner le petit et de surveiller

les grands ? (ll tire sa montre et fait le calcul suivant avec une exirêine folubililê.) DiS

minutes pour que tout le monde revienne de la statioi)., ^inq minutes pour que les domestiques se relrrent... c'est un quart d'heure pour coucher Raphaël... Madame Caussade est seule; Maurice paraît! (lcs imitant,) « Ciel! c'est vous!... C'est moi!... »

(Reprenant le ton naturel.) DoUX miUUtCS aU pluS, Ot quiuze foUt dix-

sept... C'est le temps de donner la tisane au petit! (môme jeu.) «Retirez-vous! — Jamais! » Si l'on venait! — Qu'on Tienne! » Deux minutes et demie et dix-sept font dix-neuf et demie; mettons vingt! (Montrant Raphaël.) L'indigeslioD se déclare! « — Je vous aime! — Et moi donc! je n'ai jamais aimé que vous. *- J'allais vous le dire ! » Quatre minutes; faisons le compte rond, vingt-quatre minutes! (Montrant Raphaël.) Il a fini!.., Je descends; vingt-cinq, vingt-six minutes!... Sapristi! Non! c'est trop! c'est trop!... Il faut absolument que Tindigeslion de ce chérubin ne dure que vingt- deux minutes au plus! (Eniisvant Raiihhëi comme une plume.) Allous, OH route, joune homme; nous ne sommes pas ici pour nous amuser I

RAPHAËL, soupirant dans set brait

Ahl

THOLOSAN.

Oui, oui, je sais bien ! Là-haut ! Mon ange ! 0 Providence I Tous les moyens te sont bons pour sauver la vertu!... («©«pir de Raphaël.) Oui, Raphaël, oui^ là-haut! Mon ange! (u remporte

en courant.) Là-haUt!..*

JENNY, seule.

Ce n'est pas un homme, ça... je fume^ moi, cela ne me fait rien!

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