‹ RabagasChapitre 307 sur 358 · Sara, Balthazar, Cornélius · texte numérisé non relu

Sara, Balthazar, Cornélius

moi!... Je suis un ours, et rien que la vue d'une jeune femme en toilette... même vous!...

CORNÉLIUS, reprenant le milieu *.

Mais ne l'écoutez donc pas, mademoiselle!... Il ne sait plus ce qu'il dit!... Il mourait d'envie de vous aborder!...

BALTHAZAR

Moi?...

CORNÉLIUS

Mais oui^ tu en mourais d'envie ; et tu es rentré tout triste, et nous avons dîné ensemble, et j'ai même très-mal dîné, car il n'a fait que soupirer tout le temps!...

SARA

Et pourquoi ces soupirs ?

CORNÉLIUS

Pourquoi? vous ne le devinez pas?... Mais parce que vous êtes riche, mademoiselle, riche à tonnes d'or!...

BALTHAZAR, voulant Tempôcher de parler.

Cornélius!...

CORNÉLIUS, parlant plus haut.

Et parce que sa fortune n'est rien au prix de la vôtre... et parce qu'il vous aime, mademoiselle!... Parce qu'il vous adore!

BALTHAZAR, même j»ii.

Cornélius! veux-tu...

CORNÉLIUS, parlant plus fort.

Je te dis que tu l'adores!... moi!... (Bas.) Et ne t'en défends donc pas, grand enfant, puisque c'est moi qui fais ta déclaration!...

SARA, tranquillement.

Mais c'est un très-honnête scrupule, cela, monsieur Cornélius.

CORNÉLIUS, montrant Balthazar.

Oh I mais il est très-honnète ! . . .

SARA

Depuis que je suis riche, je vois tant de gens qui m'adorent,

l. Sara, Cornélius, Balthazar.

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