ACTE PREMIER
LE PEINCB.
Tout le petit commerce 1 (Voyant tenir les autres.) Maintenant, autre chanson. Écoutez!
LE CAPITAINE
Son Âitesse m'a fait appeler?
LE PRINCE
Vous savez ce qui se passe?
LE CAPITAINE
M. le gouverneur m'a instruit I
LE PRINCE
Menton agité, Monaco fébrile, et le Crapaud-Valant plus insolent que jamais! Le Rabagas nous prépare quelque plat de son métier!
BRICOLI.
Il est à Nice, monseigneur ! pour* un procès politique.
LE PRINCE
Ah!
BRICOLI.
Jusqu'à demain seulement.
LE CAPITAINE
Si Son Altesse veut me permettre lin avis, ne l'attendons pas! je cerne la brasserie, j'enlève tout, je rase la baraque... et morte la bête, mort le venin!
LE PRINCE
Votre avis, gouverneur?
■ SOTTOBOÏO.
Le même!... Seulement, j'y ajouterai une charge de cavalerie... à fond de train!... dans toutes les rues!
LE PRINCE
Désertes, pourquoi fai^»^
SOTTOBOÏO.
Ca fait bien !
LE PRINCE
Et vous; Bricoli?
BRICOLI.
Moi, j'arrêterais touti
LE PlUNCE.
Et le colonel?
BOUBARD.
Je tuerais le reste!
LE PRINCE, è Eva.
Voilà les conservateurs! (Haut.) Alors, tous pour la violence
LE CAPITAINE, SOTTOBOÏO^ BBICOLI.
Tous, monseigneur!
SOTTOBOÏO
Et il n'est que temps! (Ils se tiennent toù^ trois au second plan, délibérant, j)endant ce qui suit.)
LE PRINCE
Des charges de cavalerie, des arrestations, la bataille!... Allons! allons, je reviens à mon idée! Les malles!
EVA
PartirI
LE PRINCE
Un entre-sol à Paris, ^u boulevard Italien : nous ferons de la musique ensemble, j'aime cent fois mieux ça !
EVA
Abdiquer?... Allons donc! Est-ce qu'on abdique?
LE PRINCE
C'est une Américaine qui parle?
Oh! mais d'abord avant d'être Américaine, je suis femme !