Curnélius, Christiane, Balthazar, Tricamp
CHRISTIANE
Laissez-moi ! laissez-moi !
BALTHAZAR
Nous voilà seuls avec toi, il est parti.
CHRISTIANE, se levant.
II est parti... moi aussi je ne veux pas rester icil je veux m'en aller!... Laissez-moi! je veux m'en aller.
BALTHAZAR, la faisant asseoir doucement, arec l'aide de Cornélius.
Vous ne pouvez pas sortir, Ghristiane, vous ne le pouvez pas sans nous répondre. Voyons, dites la vérité, mon enfant, quelle qu'elle soit, je vous pardonne d'avance, personne n'en saura Jamais rien, je vous le jure devant Dieu ^ 1 (silence de la jeune mie,
qui se couvre le visage de ses deux mains.) Est-CC que VOUS ne m'en-
tendez pas?
CHRISTIANE
Ah! je ne peux plus pleurer! si je pouvais pleurer! ah! faitesmoi donc pleurer! (sue cache sa figure sur le dos de la chaise.)
CORNÉLIUS, regardant Tricamp.
Elle a une fièvre terrible! Je n'ose pas!
TRICAMP, à part, à son oreille.
Si!... si!... faites-la pleurer! pauvre enfant! elle étouffe, (n essuie son binocle.) Je commencc à m'atlendrir, moi ! c'est ridicule! — un homme qui connaît pourtant bien les femmes! (u remonte.)
CORNÉLIUS
Ghristiane, voulez-vous m'écouter, moi, mon enfant?... (n prend
la main de Ghristiane.)
CHRISTIANE
Oui !
CORNÉLIUS
Eh bien! pourquoi détournez -vous la tête?... sans me répondre... pourquoi retirez-vous votre main?,., est-ce que vous ne me reconnaissez pas?...