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ACTE TROISIÈME

CORNÉLIUS

Ton médaillon! Et tes ducats; et ta fleur!

BALTHAZAR, ravi.

La fleur aussi ?

TRIGAMP.

Parfait! parfait! à la bonne heure! Mais le paquet... (à christiane) le paquet que vous avez remis à un homme par la fenêtre ?

PÉTERSEN.

Présent l'homme! — C'était moi!

Pétersen !

PÉTERSEN.

Et le paqudt...

GHRISTIANE, continuant pour lui.

C'était du linge que j'avais préparé pour ses petits enfants!

TRICAMP, lorgnant Pétersen.

Il a encore des petits enfants?...

PÉTERSEN.

Oui, monsieur.

CHRISTIANE

Ils sont malades, monsieur; le soir, il fait sa ronde! Il n'y a personne auprès d'eux, et voilà trois nuits que je les veille; mais je ne voulais pas le dire... parce que je ne suis pas forte, et monsieur Balthazar m'aurait grondée.

PÉTERSEN.

Quand je vous dis que je devais la sauver !

TRIGAMP.

Très-bien î très-bien, Pétersen! Je suis content de Pétersen! (A coméUus.) Mais dites-moi donc un peu, qu'est-ce qui vous a mis sur la voie?

CORNÉLIUS

Cette perle noire que vous m'avez remise vous-même, en me défiant d'y voir une preuve d'innocence I

TRICAMP.

La perle l eh bien?

CORNELIUS

Eh bien! regardez ce petit point imperceptible! une brûlure! C'est la foudre I

TRI CAMP, s'ioclinant.

Évidemment, je ne peux pas arrêter la foudre! (a chnstiane.) Ma chère enfant, je ne vous arrêterai pas non plus, mais je vous marierai. — J aime mieux ça.

CHRISTIANE, faiblement.

Me marier... avec qui?

CORNÉLIUS

Avec moi, Ghristiane, si vous m'aimez %in peu, et si vous ne dites pas non!

CHRISTIANE, se leyant.

Vous!... — C'est vous!... (L'émotion lui coupe la parole.)

CORNÉLIUS

Ne parlez pas, Christiane! ah! ne parlez pas encore! (u lui

ferme la bouche.}

GHRISTIANE) écartant sa main et souriant.

Ah! il faut pourtant bien que je parle, mon ami , si vous voulez que je dise : Oui !

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