‹ RabagasChapitre 38 sur 358 · LA SERVANTE · texte numérisé non relu

LA SERVANTE

Oui, patron!...

GAMERLIN. ^

Bien.

LE PETIT VIEUX, entrant, au garQon.

Le bureau de la Carmagnole, s'il vous plaît?

^ CAMERLIN.

Qu'est-ce que c'est encore?... On ne peut pas travailler tranquillement à son journal?

LE PETIT VIEUX, timidement, glissant entre la table et le mur.

Je voudrais parler au citoyen Rabagas. *

CAMERLIN.

Ohl mais, on ne parle pas au citoyen Rabagas comme ça! Vous avez une lettre d'audience?

LE PETIT VIEUX, humblement.

Je n'ai pas ce bonheur!

CAMERLIN, radouci par son humilité.

Le grand homme est à Nice où il plaide pour un de nos frères, (atoc bonté.) Mais parlez-moi, comme à luil c'est la même chose!

LE PETIT VIEUX, lui présentant une brochure .

C'est un petit ouvrage, dont je voudrais que la Carmagnole rendît un compte favorable.

CAMERLIN, prenant le livre.

« Guide-Manuel de V Insurgé! » — Bon titre !...

LE PETIT VIEUX, tremblant d'émotion.

C'est l'œuvre de toute ma vie, citoyen, et-l'épi graphe vous en dira l'esprit!... .

CAMERLIN, lisant. .

« Le mépris de la loi, et le renversement des institutions établies, sont le premier devoir de l'homme libre. » Parfait ! Excellents principes!...

LE PETIT VIEUX, radieux.

Je puis donc espérer?

Je ferai le compte rendu moi-même, citoyen... (Avec un geste

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