‹ RabagasChapitre 98 sur 358 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

E V A , gaiement.

Ah 1 e'est bien l'audace qui lui manque I

LB PRINCE

Mais, seigneur, qu'espérez- vous de cette belle équipée?

EVA

. Tout ce que vous voudrez!

Mais encore!...

Eh bien, vous lui dites : Combien? Il répondra : Tant! Tope! Tope!... Et c'est fait!

LE PRINCE

Mais c'est insensé!... mais cela ne se fait pas comme ça! . mais quelle politique, bon Dieu !

EVA, gaiement.

La bonne! Vraiment, je ne sais pas, moi, mais depuis que je vois tout cela de près, c'est d'une simplicité, votre politique !.. . D^une part des gens qui ont tout, argent, honneurs et places!.. • De Tautre des gens qui n'ont rien I Les uns qui veulent tout garder! les autres qui veulent tout prendre! Ceux-ci qui trouvent tout bien. Ceux-là qui trouvent tout mal. Bref, à droite la digestion!... à gauche l'appétit! — Mais la voilà, votre politique dépouillée des grands mots qui Tobscurcissent, et réduite à son vrai ressort, que personne n'avoue. — Ce qui prouva bien que c'est le seul véritable !

LE PRINCE

Vous êtes sévère pour les conservateurs!

BVA.

Mais pour personne! On nous attaque, nous nous défendons! C'est tout naturel! Seulement défendons-nous spirituellement! Nous dînons bien ! et voici un affamé qui gronde à la porte ! Invitons-le! Dès qu'il en sera, soyez tranquille, il ne renversera pas la table!

126 RABAOAS.

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