XIV
•O-^* MONSIEUR DE TURPENAI '^'^
^Çi. L'abbé de Turpenai fut celui qui eut la venue .;^^
«f+ par mon compère Tristan, qui en fit des repro- ^^<.
^■^ ches au roi Louis onzième ; lequel avoit donné -^■^
^E* l'abbaye de Turpenai à un gentilhomme qui, "3<*
*f^ jouissant du revenu, se faisoit appeler monsieur v>^
*^' de Turpenai. "^
^ Il advint que, le roi étant au Plessis-lès- "^
ç^ Tours, le vrai abbé, qui étoit moine, et comme i
^. ceux qui dûment pourvus ont été appelés ^
^p,. antiques, d'autant que c'étoit à l'antique mode, ^^
^^, qu'il n'y avoit point de commentaires (foin, je ^^
^^' pensois dire conimendataires ), cet abbé vint se t^*
•>9' présenter au roi, et lui fit sa requête, lui mon- +3*"
"^S** trant que canoniquement et monastiquement t)<*
*^' il étoit pourvu de l'abbaye et que le gentil- '^'^
*;;' homme usupateur lui faisoit tort contre toute '^'^
A raison; et partant, qu il invoquoit Sa Majesté :;
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<.^ pour lui être fait droit. En secouant sa perru- ^^
•fr^* que, le roi lui promit de le rendre content. ^
'>'b Ce moine importun, comme tous les ani- n^*
^c maux portant cucule, venoit souvent aux issues "6*
*^ du repas du roi, pour lui ramentevoir son "^^
J affaire. |*
^ Un jour, le roi, ennuyé de l'eau be'nite du "^
^ couvent, appela mon compère Tristan et lui J
^d,. dit : Compère, il y a ici un Turpenai qui me ,p^
<2i. fâche ; ôtez-le moi du monde. 3,<»
•^9• Tristan n'y faillit, non plus qu'il lui fut failli, +V
*&• ainsi qu'il se trouve ès-Flo7Hdes, quand sous le -^
^t^' nom de Stratin il eut la tête tranche'e à San- •'B*
^' cerre, tournée en Sancrèse, témoin Verville, ■^^