moins a préparer la forte muselière dont ils
*f feurent depuys muselez. "v)*'
^■v D'aultres après luy y ont travaillé de force "^
*f et de si grand ahan qu'ils y ont despendu leurs x.
^ Vies ; mais en riant et se guabelant et en t
^ faisant rire, ainsi que fist dans ung aultre h^
^ siècle ung aultre admirable bon homme, maistre h^
^ Pocquelin, il a contribué a nous donner a penser ^
^ et a croire, comme incontestable vérité, que 4^
♦^ foy de piéton vault bien — sinon mieulx, — tB^*
*?^ foy de gentilhomme, de chevalier et de marquis. "^^^
La noblesse et chevalerie qu'il a créée et dont
"^ il a aorné la cour du roy Picrochole , — le i^ f seigneur de Trepelu, le grand escuyer Touc- ^.
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^çL LA MUSELIÈRE DE NOBLESSE IJ p^
^^ quedillon, les ducs de Raquedenare, de Tourne- J
^'4 moule, de Menuail, de Basdefesses et de ^
^1 Laroche-Glermault ; le prince de Gratelles , le ^^
^.;'<- comte Spadassin, le vicomte de Morpiaille, k,-^
•>''^- les capitaines Tripet et Merdaille, l'escuyer ^;^
^' Prelinguand, les seigneurs de l'Olive, de Vau- -^-^
"^^^ gaudry, des Bourdes, de la Villaumere, de "^
^•' Groullay, de Brisepaille, de Humevesne et de '-f^
^' Baisecul, pas plus que ceux de Quinquenais et ";'
{.^ de Salmigondin en Salmigondinoys, n'ont, a :^
^f'^ nostre congnoissance, laissé de ligne'e et J^
^sL héritiers authenticques, munis de parchemins, jj.^
<.'-.- de géne'alogies cancellaresques et de blasons Z>^
•>i|-'- descriptz par Segoing ou d'Hozier.' +3<*
•>^r' Mais bien s'est re'alisée la prognostication ■*^,<*
**;.'■ d'Alcofribas Nasier, que nombreux transpor- '^'^
'^'^ teurs de noms, oubliant ceulx de leurs pères "^
^* et ancestres, bourgeoiz, paysans et villains, J
j^ s'afFubleroyent de noms et particules prins dans ^
^:\ les parchemins de quelques manoirs et agrestes ^.
^L bicoques, et que, comme depuys l'a dict ^
+Su messire Boileau des Préshaultz : ^^
"•' Les eust-on veiis porter la mandille à Paris, "v*^
*^ N'ayant de leur vray nom ny tiltre ny mémoire, •t^'O*
<.2^ D'Hozier leur trouverroit cent ayeux dans l'hystoire. ^2^
'^^ De gentilhommerie désormais le peuple "^
'^ laborant et travaillant n'a cure, depuys que, de ^
^'?S<^ 1^ ^ î^ '^ «^ î^ «is «îii î^ îXs «jt> t:tj î;^ îjb db îJb
^'iiT^i cp> t-p «y2 «V ^ ^"^ T^ T^ ^'^ '^ ^^ ^^ '^^^ '^'^ '^^ ^^ ^"^ ^^ '^ ^ fx^p-.*
^Su 28 RABEL.^SIANA Hp^
A par le droict et la nouvelle loy, a tous enfans, ^
^ soyent masles, soyent femelles, part est faicte .p,^
^^. des heritaiges (comme raison le veult, nature h^
^ l'ordonne et Dieu le commande) et comme le i^-o*
♦^ vouloit desja en son temps le bon et saige 4*"
•04* Rabelais. •§<-
'^ Les nobles aujourd'huy, pour autant qu'il "^
"t^ en reste, qu'ilz soyent de la Camelotière et i!
,: d Lstrocz ou de vraye anticque orme, sans •■.
.|^ contamination de roture et de sang meslé h.
^ci,. par aïeules peu pudicques, ainsi que feurent ^^
^d. quelques-unes, lesquelles ont esté vilipende'es -^^
^f^ par Paul-Louis, Tourangeau, ne sçaurovent ■^>
*f*-'' cstre appelez Janspillhommes. 4'*
*9* Il n'y a plus de Janspillhommes que Ruffians "^^
^ et chevaliers d'industrie. ■*?*■
^^"^ Il n'est plus de noblesse sinon de vertu J
^ d'honnesteté et de couraige, et le peuple libère, \
ç^ maistre et seigneur, chascun chez soy, dans ses ^.
^g^ hunnetonières, — Je vueil dire dans ses maisons 3,<.
^d, et propriétez, — peult sans dangier mettre en ^^^
+a,- ung muséum, avecques ses anticques bouquins -^^
^.f^. et ferrailles, près du fameux engin préservateur •^<'
*9* de la vertu des dames, la Muselière de •*^<*
*^^ Noblesse. "^^
Ç' Chcnehmte-les-Tuffeaux, le vingt-neuviesmc Jour du movs ^>^
^'f d aoust MDCCCLXXXIII. " :'
asTî t*.- î.t3 <i:i^j> d--' «J-^ ?;?■-.• ttj 'J^ t>t.j <*-• 17.3 d^..- d-..- -Jji '^^ î^. « -J-.-- f^^' "J^ "J-.-- 4-- '-î^-??Àfr
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