‹ RabelaisChapitre 43 sur 51 · ACTE TEOISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TEOISIEME

LA CO.Uil

Comte... Pair. .

Oh : mon Dieu, ce n'est point la l'obstacle '.

LA COMTESSE Riche!...

Evidemment, oui !

LA <: >MÏESSE

Sage !

Comme un oracle !

LA COMTESSE

Beau

Elégant !

Oui

C'est charmant !

LA r:<i\H ESSE

Spirituel !

C'est très joli !

LA COMTESSE

Vertueux !

RABELAIS Oui!

LA COMTESSE

Disert, poli, Fin, brave, bon !

Oui... oui... Toute la kyrielle !

Mais tout cela n'est pas encore assez pour elle !

LA COMTESSE, exaspérée C'est trop fort ! Oue veut-elle ?

UAlïEUIS

Hé ! le sait-elle, hélas !

LA COMTESSE

Sotte !

Mais elle sait ce qu'elle ne veut pas !

LA COMTESSE Oh! non !

RABELAIS, bas

Regrettez-vous déjà ce mariage ?

Vous semblez mécontente ?

L\ COMTESSE, hors d'elle lui tournant le dos

Imbécile!

RABELAIS, bas à Dolly.

LA COMTESSE, à Pignon

Pécore ! Dédaigner mon fils !

RABELAIS, bas à Dolly

En vérité La bonne dame a l'air follement irrité,

Elle rage

\< TK TROISIEME 13a

Je n'ai pu résistera la méchante <'nvie De picoler un peu son orgueil.

LA COMTESSE, à Pignon

Do ma vie, Je n'ai vu gens plus sots.

PIGNON, bas

Notre roi dit souvent

Qu'un cœur de jeune fille est tel que plume au vent!...

Madame votre sœur l'avait donc bien comprise,

Cette petite!

LA COMTESSE

Quoi ! vous croyez ?

PIGNON

Il se grise De son succès, et rit de monsieur votre fils !

LA COMTESSE

Le misérable !

PIGNON, à part

Bon!

RABELAIS, à la Comtesse

J'avouerai que je fis Tout, pour lui ramener ma difficile nièce...

LA COMTESSE, l'interrompant

Votre nièce ?

PIGNON

Comment !

Oui!

i::i RABELAIS

i.\ COMTBBSE, •' Pignon

L'impudente pièce!

Nous avons découvert ce détail.

LA COMTESSE, à Pignon

C'est soigné !

RABELAIS Oui... j'étais de sa mère... un parent... éloigné!

Parent?

RABELAIS Frère !

PIGNON, bas à la comtesse

Eloigné! Frère éloigné... Mystère!

LA COMTESSE, ironique à Rabelais

Frère éloigné?...

Puisqu'elle habitait l'Angleterre.

— Je ne vous cache pas que je serais surpris Si je n'obtenais pas cette cure, pour prix D'efforts constants, Madame, absolument uniques !

LA COMTESSE

L'espérez-vous vraiment?

Les grands seigneurs puniques,

— Maisc'estvieuxetlointain,ces grands seigneurs ! —

LA COMTESSE

Je sais.

\<TK TROISIEME L36

Ces seigneurs, n'ayant rien des grands seigneurs

français, Avaient toujours (le trait n'a rien qui les rehausse ' houx paroles.

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