‹ Rabelais et ses œuvresChapitre 156 sur 157 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

transformation dans les conditions sociales. Le9 deux meuvemeats contrariés du sedâèa» l'ont, après leur période saugfawte, abouti qu'à on compromis.

Ibis pour n'avoir pas produit son plein effet, le mouvement de la Renaissance n'a pas été stérile ; loin 4e là; il s'est continué depuis, discrètement pendant le JiYff siècle, plus hardiment pendant te iVtlI* où il s*esl mêlé au mouvement philosophique, et il poursuit son atfion jusqu'à nos jours.

L'histoire de te mouvement ae ceofbod avec rhtotoire de la réputation de Rabelais. Ces* qu'en effet Rabelais, o'«st fat Renaissance française. En Italie, oà Ja BcuftisBanoe fut surtout artistique, elle a pour ré* présentant un artiste,. peintre, otulpteur, ingénieur* «avant, Léonard de Vitci. En Erance la Renaissante, c'est Rabelais. U en* toutes tes traditions et toutes les aspirations. Avant lui la littérature française avait d^jà parcoum deux périodes , la période féodale, qui sioit fourni cette abondante moisson de ehanaamt de geste et de chansons d'aventures dont ks littératures étrangères oe tant ofcrichfes plat tard» tandis que nous lee négl^iow, — puis lapé* riode satirique,, la période des fabliaux, du Renard, des oentas gaillards — » gantois, oil\m^éut — pourri qvhra ne donne pas à ce mot le sens de celtique, Rabelais réoait calmées doux genres d'inspiration: le ^premier, qui a lait son temps, il le parodie dais pea géants, et leurs exploits fantastiques; le saoond> qui far ai nature semblait destiné i ramper dan les bas fonds du domaine littéraire, ilie relève, IV grandit, en fait une épopée d'un genre nouveau, l'épopée du rire! et il le féconde par la pensée dont il Fanime, il le pénètre des révélations que la Renais-

suce vient d'évoquer; à ce produit mixte de trois inspirations différentes, il insuffle ses idées de réformé et de progrès, et il en lotit un livre qui s'appuyait sur tout le passé, s'adresse à la fois au présent et à l'avenir.

Le nom d'Homère est le type de la Grèce héroïque, Cicéron nous fournit celui de l'éloquence romaine , Dante figure le moyen Age catholique, Shakespeare, c'est le drame, Molière, la comédie ; Voltaire et Rousseau représentent les deux faces de notre XVIIIe siècle, débuts .et qualités. Rabelais est au même titre le représentant de son époque. Il en a les défauts et les qualités, la force et les faiblesses, les vices et les vertus, en sorte que nous pouvons dire: en France la Renaissance, ce n'est ni Mon* taigne, ni Calvin, c'est Rabelais*

Son livre, satirique en apparence, est nettement dogmatique en réalité : c'est un hymne en l'honneur de la science. Pendant ces longues étapes du voyage où les obstacles se multiplient, Panurge, la nature vulgake , laisse échapper un soupir de fatigue : il ne comprend qu'à demi ; mais Pantagruel comprend tout et n'hésite pas ; il a foi dans le but, et il y marche résolument C'est cette persévérance qui nous donne la morale de l'œuvre: Vivons en paix, tolérons-nous, aimons-nous et cherchons. La destination de l'homme est la recherche de la vérité. Travaillons sans nous laisser distraire, creusons, sans nous lasser, la mine de la science: «bon espoir gtt au fond.»

Fi*.

TABLE Des chapitres.

Ll VARIA» DE VAUTOM». - 1. La eOttSUftatiOA en éene.

— 2. Learicochets et les efeeàee. - a. Les sorte vwiHanes.

- 4. Les songes. - 5. La sibyBe de Pansoust, - 9. ftaminagrobir et les moines. — 7. Lee Dieux en exil. - 9. L'astrofe-

Eie et les modes tte dtrfna«ion.~fi. La consultation des ^rpie. 'avis du théologien. - 10. L^vis du médecin. - 11. La fête de la J*Ieasie. — 13. Lirait da fwrft défendu^ — ». Le salaire du aé&efai., - H. Leèecteur en philosophie et Montaigne. — 15. L»avfr do fou, - 18. Rabelais et Molière.- 17. lUbeïaia et Colite dT$w*ev$He 1

OtVkNTK ». Uwt s». ~ Partipeel.

i. ls jxjçk sbidotk '- 1. Bridoye devant ses juges,. - % 8| défense. — 3. Emploies <Jés pour, juger les procès, -in ne faut juger les procès, qu'à leur maturité. ^ 5. Comment on fait mûrir les procès. — 6. Bridoye et BridrÔij|on.-7> Indulgence de Pantagruel pour Bridoye.

a Les mariage* sûhrtpticea.

n. lx pAHTAGkuELioN. — 9. Description de cette plante. — 10. Ses vertus, - il. \* H* et le bois mcembustibie*. ^ 1». Ce que le chanvre symbolise pour Rabelais.

in.EXPLicATiOM8.-13. Position du problème. Panurge veutil se mariera - 14 Véritable sens, des épreuves tentées et à tenter par lui. Clé des trois derniers livres.

IV. Lift V0YA9B9 A LA ftBQBKBOHX DK {.'nfOORlTO. — 16 LaflOff

des voyages. - 1Ç. h'Bkrtoire véritable. -\1. Llle des Heureux (Orphée). - 18. La rechercha da Paradis terrestre : Alexandre, les trois Moinep. - 19. Le voyage de 8t Brandan.— 2&.L'ttedeSt Bra&da?s*r là carte..: 4jJ,

MAFITiE XII. Livre IV. -

VOYAaKAI&IUCL*»*LA1 DÎVB BOUTEILtJB. - I. U

Lelmelj et ses trop prologues, - 1 Départe lie. - S. WdametM ou ÏÇe de* caméléons T

l.LeL

â^G8jgantu^7KpQlte^pîgé^,^8. Leconcjle deal ternes.

H. LES MOUTOHB M^IVIIfNAULf. -~<L Teofl©, JfOASSJgO * i l'Of-

lœnâmo. - 7. La Macaronée. - 8. Cmgar elles marchands tyrolien*, —fi. Panurgeet Dindeaauîi — tt>. Les mouton* noyés ou rivfMftien. - 11. La Fontaine et Rabelais.

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