‹ Racine. Textes choisis et commentésChapitre 111 sur 130 · SCÈNE IX NÉRON, BURRHUS · texte numérisé non relu

SCÈNE IX NÉRON, BURRHUS

BURRHUS

Que vois-je? 0 ciel!

NÉRON, sans voir Burrhus.

Ainsi leurs feux sont redoublés Je reconnais la main qui les a rassemblés. Agrippine ne s'est présentée à ma vue, Ne s'est dans ses discours si longtemps étendue Que pour faire jouer ce ressort odieux.

(Apercevant Burrhus.) Qu'on sache si ma mère est encor en ces lieux. Burrhus, dans ce palais, je veux qu'on la retienne, Et qu'au heu de sa garde on lui donne la mienne.

BURRHUS

Quoi, seigneur, sans l'ouïr? Une mère !

Arrêtez :

J'ignore quel projet, Burrhus, vous méditez ; Mais, depuis quelques jours, tout ce que je désire Trouve en vous, un censeur prêt à me contredire. Répondez-m'en, vous dis-je ; ou, sur votre refus, D'autres me répondront et d'elle et de Burrhus.

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