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SUR MON CHEMIN J'AI RENCONTRE

Ouzanne Avon

Quand cet article paraîtra, SUZAN- NE AVON aura vraisemblablement commencé, aux Studios de Baïllancourt, son travail dans la production de “Renaissance Films”, ‘Docteur Louise’, C'est en effet à la veille même de son départ pour la Fance aue j'ai eu la bonne fortune de bavarder quelques minutes avec notre gentille camarade. Suzanne, que la perspective du voyage en avion rendait cependant quelque peu nerveuse, avait eu la gentillesse, malgre ses multiples occupations, de m'accorder cet entretien... C'est donc au beau milieu des cartons et des valises que j'ai pu recueillir les renseignements suivants:

Suzanne Avon remplira, dans ‘’Docteur Louise”, dont la vedette féminine sera la belle artiste française, Madeleine Robinson, le rôle de ‘’Madeleine”. La distribution comprend également les noms de Jean Davy, Bernard Lancret, Henri Poitras, Jean-Louis Roux, etc. Suzanne, qui adore le cinéma, y a fait ses premières armes en fevrier 1948, dans un film anglais, entendez ‘’en langue anglaise”, ‘Sins of our Fathers”. Le succès fut immédiat et lui valut le très joli rôle d’Arthémise, la petite fiancée d’Alexis, dans le film de ‘Quebec Production”, “Un homme et son péché”. Elle y fut tout simplement délicieuse, et les critiques furent unanimes à louer son naturel et sa spontanéité. ‘’Docteur Louise’ est donc le troisième film de cette toute jeune fille...

“Jamais, — m'a-t-elle dit — je n'ai envisagé d'autre carrière que le théâtre ou le cinéma... À Verdun, où je suis née et où j'ai.fait mes études, j'ai débuté dans le rôle de ‘“’Dollard des Ormeaux'”’ Ma conception du personnage était bien un peu fantaisiste. et. assez éloignée de la vérité, mais, telle quelle, elle me valut tout de même beaucoup de considération de la part de mes compagnes.… Et, à cet âge-là, —ajouta-t-elle en riant — la considération, ça compte...”

Devenue membre du Y.W.C.A. pour avoir le loisir de pratiquer les sports, la jeune fille trouva vite l'occasion d'y donner libre cours à son goût pour l'art dramatique. — La petite troupe dont elle fit alors partie était si pauvre que ses membres devaient confectionner elles-mêmes les décors et les costumes des deux ou trois spectacles qu'elles montaient bravement chaque année.

Montréal, 21 mai 1949

Entretemps cependant, la fillette était devenue une jeune fille, et le ’M.R.T."” la vit débuter dans une pièce anglaise “Uncle Harry”, bientôt suivie de ‘The Barretts of Wimpole Street”, Cette pièce présentée plus tard au Festival d'art dramatique, devait valoir à Suzanne Avon une mention honorable pour son interprétation du rôle de ‘’Henrietta”.

Dès 1946, elle avait fait un peu de radio, surtout en anglais, dans “Laura Limited”. En 1947, elle débutait en français, à CBF, dans “Francine Louvain” (une adaptation de Berthe Lavoie), émission qu'elle fut forcée d’abandonner pour remplir ses engagemenis au cinéma. — Un peu plus tard, “Grande Soeur” nous la faisait connaitre sous un jour tout différent dans le personnage complexe de ‘Paula Arial”.

J'aurais souhaité d'autres détails. Suzanne, continuellement dérangee par le téléphone, distraite par les mille et un détails de la dernière heure, me les fournit, de bonne grâce sans doute, mais. quelque peu ‘’pêle-mêle”.… Elle a pris part à de nombreuses émissions sur ondes courtes. Elle joue plus souvent, au théâtre et à la radio, en anglais qu'en français. et ne sait pas très bien pourquoi. Elle a paru dans deux spectacles au “Théâtre Arcade” et a tenu le rôle de Suzanne, au ‘’Gesu’” dans ‘La fille du soleil” de Carl Dubuc... Elle a également joué, avec le 'MRT” dans la version anglaise de “Huis-clos”, de J. Paul Sartre (en anglais, ‘No Exit”); le personnage d'Estelle, qu'elle y interprétait, est celui qui lui a laissé la plus vive impression...

Très sportive, Suzanne Avon a pratiqué à peu près tous les sports, avec une préférence pour le ski, la natation et l'équitation... Elle adore les animaux et rêve de posséder un jiour une petite ferme, comfortable et bien équippée, où chiens. chats, poulets, lapins et canards pourraient s'ébattre à leur aise. Pour l'instant, bien sûr, il ne peut en être question. Il s'agit de travailler.

Dans quelques heures, un avior “North Star” emporiera vers les situ dios Baillancourt noire jeune compatriote.. La France nous rendra-t-elle

‘ Suzanne Avon..? Il est permis de se le

demander.

JEANNE FREY Page 5

Nos sincères compliments à Saint- Georges Côté qui prit l'heureuse initiative de nous présenter à Québec, la Royauté radiophonique Canadiennefrançaise.

Et c'est au Prince des annonceurs québécois que nous devons également le plaisir d'avoir entendu dans la Vieille Capitale, Roche et Aznavour, Jean Rafa et le jovial pianiste, Billy Munro.

Ce fut une glorieuse fin de semaine et un spectacle de toute première qualité qui s'est déroulé sur la scène de noire théâtre FPE Se EE être

canadienne-

radiophonique française, Lise Roy, Miss Radio ‘49, Jacques Normand, le prince charmant et Christo Christy.

(Photo Pierre Taschereau)

Royauté

orgueilleux d'avoir chez-nous au Canada-français des artistes comme Lise Roy et Jacques Normand.

Jacques Normand, qui sans bruit a débuié il y a seulement quelques années au Poste CKCV, en est arrivé au pinacle de la popularité en recevant la Médaille d'Or qui lui fut décernée par la voix du peuple,

Après Québec, pour Jacques Normand, ce fut Montréal, Toronto, New- York, Chicago, Hollywood... et maintenant Jacques Normand sera en route pour Paris quand paraîtront ces lignes.

Le Canada ne pourrait être mieux représenié par notre Prince de la Bonne Humeur.

Si parfois nous avons l'occasion d’apprécier chez-nous l'esprit français, avec Jacques Normand Jà-bas, dans la ville lumière on se rendra compte qu'il y a autre chose au Canada qu'une Maria Chapdelaine.

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par: CHRISTO CHRISTY

Lors des débuts de Jacques Normand au microphone de CKCV, nous avons été camarades. Et Jacques Normand n'a pas changé au cours des brèves années qui lui ont apporté un si beau succès.

Jacques Normand est un travailleur émérite qui ne compte pas les heures interminables qu'il dépense à rendre les autres joyeux en les faisant rire.

Son art est inné et Son talent spontané.

Jamais de texte en mains, il improvise tout ce qu'il dit avec finesse et subtilité.

Jacques Normand est un bel artiste à qui nous rendons un hommage probant,

Lise Roy, Miss Radio 49, est une gracieuse souveraine qui conserve une qualité humaine qui lui vient du peuple.

Très abordable, elle oublie volontiers Lise Roy quand elle interprète une

chanson.

En peu d'années aussi, Lise Roy s’est affirmée dans le domaine de la radio pour en être couronnée Reine.

Elle a fait ses marques on le sait, See “Jeunesse Dorée”, ‘Maman Jean-

”, Le prix d’héroïsme Dow’, “’Y a du Ti “Tambour Battant'” et que sais-je.

Elle maintiendra longtemps la popularité dont elle jouit présentement.

Billy Munro, pianiste-compositeur (car c'est bien lui aui a écrit ’When My Baby Smiles at Me”) à la radio est le “Fantôme au Clavier”, maïs il y gagne à être visible sur la scène, alors qu'on apprécie mieux sa jovialité et sa bonhomie.

Roche et Aznavour se sont avantageusement révélés au public québécois, qu'ils ont conquis. Deux artistes compositeurs, Roche, pianiste, Aznavour, chanteur.

Leur passage à Québec ne fut pas éphémère, puisqu'ils reviendront dans quelques semaines pour remplir un engagement de plusieurs semaines dans l'un de nos chics restaurants du Québec.

Jean Rañfa, chansonnier parisien, fantaïsiste, bonne humeur: une personnalité qui a beaucoup d'esprit et de métier.

Tous ces artistes étaient à l'affiche du Palais Montcalm, alors que nous eûmes le plaisir d’applaudir aussi les autres gagnants de divers trophées.

D'abord Marguerite Paquet, chanteuse lyrique, Noël Moïsan, comédien, Louis Fortin, l'artiste le plus populaire de notre ville et le Prince des annonceurs à Québec, Saint-Georges Côté à qui, je le répète, nous sommes

redevables pour la présence à Québec de tous ces excellents artistes.

Ce beau groupe de vedettes a été chaleureusement accueilli par la population du Vieux Québec. Après le spectacle, nous étions invités avec la troupe par Monsieur Gérard Thibault, qui recevait en l'honneur de la Reiïne et du Prince Consort, à son restaurant chez Gérard.

Samedi, nous avions le plaisir de suivre ces mêmes artistes qui donnèrent leur spectacle au théâtre Taché dans la belle ville de Montmagny et là, nous

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