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CHAPITRE VII

Résultats d’enregistrement de la teneur en radon. Air prélevé dans l’atmosphère libre.

441. Remarques générales. — Les enregistrements ont été effectués pendant l’année 1935. La figure 14 b représente une courbe typique (teneur en radon très agitée).

Les variations quand il y en a, sont brusques, avec points anguleux de la courbe. L'étude des pentes (V. 30 et suiv.) accuse la présence dans l'air étudié, de petites fractions très riches en radon.

L’intensité d’ionisation minimum est beaucoup plus fréquente que dans le cas précédent (8 mm. 5 d'élongation, réglage A)-(37. a), mais elle ne se présente jamais lorsque le vent souffle de NW.

L’intensité maxima, 10 fois plus grande, est la caractéristique très nette d’un vent de mauvais temps (NW).

Enfin, en été, lorsque les neiges ont disparu, l'intensité reste à peu près constante, et légèrement inférieure à la valeur minimum d'hiver.

42. Interprétation. — Il est hors de doute que le radon contenu dans l'atmosphère libre, dans les conditions de prélèvement des expériences provienne directement du sol sous- Jacent. Les pentes des courbes enregistrées sont nettement supérieures à celles qui correspondent à la teneur maxima déduite du « plafond » de ces courbes (X, 56). Cela prouve que l'air riche issu de la neige ou des fissures de rochers

non enneigés, n'a pas eu le temps de former un mélange

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LA’ RADIOACTIVITÉ DE L'AIR EN MONTAGNE k7

homogène avec l'air libre, avant d’être introduit dans l’appareil de mesures.

L'élongation maxima, sur la série 1939, a été atteinte deux fois : 90 mm. — 40 à 99 ions/cc/sec = 1,3.10—!! curie/litre. L’élongation minima donne (37 d) :

8 mm 5 —8,9 ions cc/sec

cette dernière valeur représente la somme des nombres d'ions dus à la radiation cosmique, à la radiation radio-active, et à la teneur en radon. Des résultats établis précédemment (24, 25), radiation cosmique 5 ions, radiation radio-active 4 à 9 ions, on déduit que l’activité propre de l’air ne donne, dans ce cas, qu'une très petite fraction d’ion.

Ce dernier résultat est très important. Il permet d'affirmer que la teneur en radon la plus faible de l’air libre au Pic du Midi, est bien inférieure à la teneur moyenne normale mesurée dans la plaine, à faible altitude (LE. 9) ().

43. Remarque. — L’intensité d’ionisation minimum est sensiblement la même en été et en hiver.

J'ai montré d'autre part que la radiation radio-active augmentait pendant la période des neiges (II, 25). Il en résulte que l’aclivité propre minimum de l'air libre est plus grande en été qu'en hiver : En l'absence de neiges, le radon se dégage librement dans l’atmosphère, tandis qu'en hiver, retenu par la couche de neige, il se détruit spontané ment sans diffuser.

(!) La formule de Duane et Laborde (38 c) permet d'évaluer approximativement la production d’ions dans moa appareil, correspondant à la teneur normale 10—! curie par litre. On trouve 1 ion.

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