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L’extirpation est facile, les adhérences étant minimes.
Les suites opératoires furent parfaites ».
Dans l’observation suivante, MM. Portes et Leblanc montrent que l’on peut porter le diagnostic de grossesse ectopique quand on a fait la preuve dela vacuité de la cavité utérine et que le squelette fœtal est visible c'està-dire à trois mois et demi ou quatre mois.
Obs. VIII. — « Primipare âgée de 25 ans, entre à la clinique Baudelocque le 25 septembre 1929.
Antécédents. — Réglée pour ia première fois à 11 ans.
En octobre 1924. Avortement de deux mois. Curettage. Suites simples.
Dans les mois qui suivent cet avortement, la malade engraisse de 10 kilogs, alors que les’ règles diminuent progressivement d'importance et de durée.
Gestation actuelle. — D. R., 4-7 janvier 1929.
Le 10 février, quelques pertes rosées peu abondantes pendant une journée.
Le 15 juin. Perception des mouvements actifs du fœtus.
Le 24 juin. Les mouvements actifs ne sont plus perçus et on observe une montée laiteuse nette.
A partir du 25 juin, et pendant 12 jours, pertes de sang rouge discontinues, peu abondantes.
Le 20 juillet, la malade est examinée pour la première fois par son médecin qui note, malgré une adiposité marquée l’existence d’une tumeur abdominale donnant l’impression d'un utérus gravide de 6 mois et demi en-
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viron et dont le pied s’élève à 4 travers de doigt au-dessus de l’ombilic.
Les bruits du cœur ne sont pas perçus.
Le 5 août, le même médecin note une diminution nette du volume de la masse abdominale dont le fond ne s'élève plus qu’à un travers de doigt au-dessus de l’ombilic.
Le 10 août, la malade commence à présenter une fièvre continue oscillant entre 3705 et 38°, mais s’élevant parfois à 39°.
Du 26 au 30 août, pertes de sang comparées à des règles.
Le 22 septembre, nouvelles pertes.
Le 26 septembre, la malade entre à la clinique Baudelocque. ca :
Examen. — Masse intraabdominale presque tout entière contenue dans la moitié gauche de l'abdomen et dont le fond atteint à peine l’ombilic. Cette masse, de contour régulier, paraît séparée en bas par un ressaut d’une masse plus dure, qu'on perçoit au fond du culde-sac antérieur du vagin et qui paraît être le corps utérin. Cet examen clinique n’inspire aucune certitude et on ignore s’il s’agit d’une simple rétention in-utéro d’un fœtus mort, ou d’une gestation ectopique arrêlée dans son évolution depuis le 15 juin environ.
Le 4 octobre, on pratique uue radiographie.
Le cliché examiné au négatoscope montre l’image d'ailleurs floue de parties osseuses. [l est impossible de situer le fœtus, car sa position sur le cliché presque médiane et un peu à gauche de la colonne vertébrale
maternelle, est aussi bien compatible avec une gestation utérine qu’extra utérine.
Le 7 octobre. Nouvelle radiographie avec injection intra utérine de lipiodol.
Le cliché radiographique montre l’existence d’une cavité utérine bien dessinée, de forme et de taille normales, légèrement déviée vers la droite. Sur ce cliché, l’image des trompes n'est pas apparente, peut être parce que volontairement et par mesure de prudence, nous nous sommes refusés à pousser l’injection de lipiodol à une plus forte pression.
Cette dernière radiographie prouvant la vacuité de la cavité utérine, la gestation ne peut être qu’ectopique, et nous nous décidons à intervenir immédiatement.
Intervention. — La laparotomie donne accès sur une large nappe épiploïque infiltrée, violacée qui adhère en bas au sommet de la vessie. Ces adhérences, disséquées au doigt et l’hémostase faite, on se trouve en présence d'une masse irrégulière, d'aspect noirâtre, développée à gauche de la ligne médiane. Cette masse atteint l’ombilic. Elle adhère très étroitement à l'intestin grêle, à l’'Siliaque et au rectum. Après avoir libéré les adhérences intestinales, en partie tout au moins, on ne peut extirper la totalité de la poche dont le contenu est formé d’une masse placentaire très adhérente, de débris fætaux et en particulier de deux plaques osseuses représentant le squelette cranien, et d’un liquide brunâtre, puriforme et nauséabond. Les annexes droites sont normales.
Après hémostase soignée. Drainage à la Mikuliez. Fermeture de la paroi en trois plans. Suites simples »,
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