N« 51. PARQUET ROYAL L
Trois magistrats , revêtus de la simarre bordée d’her-
1 Cette lithographie est accompagnée , dans le n” du 28 avril 1831 , d’une note que nous croyons devoir reproduire textuellement. « Il n’y a rien h dire , il n’y a qu’k penser devant ces trois parques « en robes de sang, dont l’une essaie vainement de trancher un fil que la Liberté soustrait k son fatal T ciseau. Aussi n’aurions-nous point |iarlé de cette composition de M. Raffet, où respire toute la * solennité d’un grand crime, si nous ne devions k cet artiste la justice de faire remarquer, outre le « mérite d’une exécution rare, la ressemblance fidèle de MM. Bellart et Marchangy, dont les figures < ont été exactement dessinées d’après leurs portraits authentiques.
62 RAFFET ET SON ŒUVRE. — Iir® SECTION.
mine , sont groupés sur le premier plan ; Fun file une quenouille , un autre tient la navette et le fil , que le troisième , assis au milieu , s’apprête à couper avec des ciseaux ; sur une feuille étendue à terre , aux pieds du magistrat, on lit : Réquisitoire. Conspiration sans but; quatre crânes , des fers , un couperet de guillotine , gisent à gauche , et à droite , sous une hache et sur un lit de couronnes de lauriers, les insignes de maréchal de France; au fond, un vieillard, portant des avirons sur son épaule, est debout dans une barque ornée à l’avant d’une fleur de lis ; plus loin des spectres revêtus d’habits brodés ou de soutanes contemplent cette scène derrière une colline. Dans la marge, au bas du dessin , ces dates : 1822 — 1831 — 1815.
P. en L, à g. le nom de Raffet en caractères lith. La presque totalité des épreuves a été coloriée.
j35. — N« 60. L^ÉCLIPSE DE 1832.
Au milieu d’un orage mêlé d’éclairs , le roi , vêtu en paillasse , s’est endormi sur son trône ; ses conseillers , étendus dans leurs fauteuils, ronflent autour de lui; Lafayette , debout, se penche pour l’éveiller, le secoue d’une main , et de l’autre montre dans le ciel la cocarde blanche éclipsant en partie la cocarde tricolore* ; à gauche, divers personnages armés de lorgnettes.
P. en L, No du 26 mai 1831.