FUITE DES ARABES DE CONSTANTINE
( 15 Octobre 1857. )
Des hommes, des femmes, des enfants, pressés, confondus , cramponnés les uns aux autres , s’avancent de tous côtés sur des pentes rapides aboutissant à une muraille de rochers à pic déchirée par de profondes coupures. Au milieu, un groupe de ces malheureux, poussé par le flot des fuyards épouvantés , est précipité dans l’abîme; l’un d’eux, se renversant en arrière, s’accroche aux vêtements d’une femme qui tient un enfant dans ses bras et l’entraîne avec lui.
556. — 12. REVUE. — Après la prise de Constantine. — {Octobre,
L’armée , rangée en bataille, dessine sur le glacis de la batterie de brèche de longues lignes sinueuses dont les généraux , à cheval et suivis d’une escorte de chefs arabes , parcourent le front ; les tambours battent, les soldats présentent les armes; à gauche, quelques groupes de spectateurs indigènes , assis ou debout, sont disséminés parmi les tombes d’un cimetière. Au fond , Constantine ; un drapeau tricolore flotte au sommet des murs de la Kasbah.