LE RÊVE
Au milieu de tombeaux chargés de couronnes et d’emblèmes guerriers , voilés de lierre ou perdus sous des buissons en fleurs, un soldat, devenu fossoyeur, s’est endormi de fatigue à la fin de sa tâche funèbre , assis , la tête courbée sur son genou ; une pelle et une pioche gisent auprès de lui; la lune s’élève au-dessus des nuages, et les tombes caressées par ses molles clartés, s’effacent dans l’horizon indécis. Raffet, 1854.
V2 colombier fort , en 1. à tr. c. Deux tirages , papier de chine , coupé au tr. c., et papier de chine, à gr. marges; 4° très-peu nombreux. Avant le titre, au bas, les noms et adresses de l’éditeur Leconte,^i de V\m^. Auguste Bry; Avec le titre. Ce frontispice, commencé en \ 840 , repris en \ 854 , fut définitivement terminé en 1860, et publié en 1861 , un an après la mort de Raffet. C’est une mélancolique inspiration dans laquelle les idées mystiques et les impressions terrestres se mêlent un peu à la façon allemande , et qui devait ouvrir avec autant d’intelligence que de goût la série de Rêves que méditait le maître , et dont La grande Revue et Le Réveil ne sont que des parties détachées. Au même ordre d’idées peuvent se rattacher les esquisses dont M. Émile Bry a exécuté trois fac-similé.