‹ RameauChapitre 24 sur 89 · I. Biographie Michaud · texte numérisé non relu

I. Biographie Michaud

1. Mercure jVddii i75i, p. 164 : « On a traduit en vers italiens l'opéra de Zoroastre, et il a été représenté pendant le carnaval dernier avec grande magnificence et beaucoup de succès sur le théâtre de Dresde ».

rien pour un si grand artiste ! Pas même la moitié de ce qu'on a fait pour des gens qui valaient la moitié moins que lui ^ ». Ce n'est pas que Rameau fût pauvre, il s'en faut bien. Mais on craignait que faute d'encouragements et d'occasions, il n'arrivât pas à donner tout ce qu'on attendait de lui. « Quoiqu'on puisse espérer que ses ouvrages se trouveront à sa mort et que peut-être on n'en perdra rien, quelle différence d'en avoir l'intelligence d'un Rameau lui-même pendant qu'il vit, et qu'ils soient joués et exécutés dans le goût qu'il les a faits ! Gela crie vengeance ! » Sa santé continuait à décliner : « Qu'est-ce qu'une pension, ajoute Collé, pour un homme de soixante-six ou soixante-sept ans, et qui se meurt presque? » Et cependant, en 1751, la Guirlande ou les Fleurs enchantées^ entrée de ballet destinée à faire suite aux Indes galantes, et dont Marmontel ^ avait écrit les insignifiantes paroles, fut donnée à l'Opéra le 21 septembre, et Acanthe et Céphise, pastorale en trois actes du même Marmontel, était représentée le 18 novembre en l'honneur de la naissance du duc de Bourgogne. Ce sont des œuvres toutes de grâce, où l'on

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