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Laloy, 6

8ii JEAN-PHILIPPE RAMEAU

les représentations d'une de ses œuvres ^ Il sait aussi réclamer son dû : l'acte de La Guirlande n'a eu d'abord que quatorze représentations, du 21 septembre au 11 octobre 1751, mais il est « resté au théâtre », c'est-à-dire que des reprises sont certaines. Rameau demande donc à être payé, non pour 14, mais bien pour 3o représentations, ce qui est le maximum, un ouvrage entrant au. répertoire à partir de la 3I^ Et il obtient gain de cause : le 8 mai 1752, il touche un supplément d'honoraires de 670 1. i3 s. 4 à. ^. Nous le voyons toute sa vie occupé de ses placements. Il préfère, malgré les risques qu'elles présentent, les créances hypothécaires, qui peuvent rapporter jusqu'à 10 p. 100. Du reste, il est, tout comme un autre, victime de son notaire, et engagé en des procès ardus; mais c'est pour

1. Le Journal des Savants, tout en rendant hommage au talent du musicien, laissait entendre que les représentalions de Platée, à l'Opéra, avaient été peu suivies. Rameau, sachant le tort qu'on pouvait ainsi lui faire auprès du public, crut devoir protester par une lettre publiée dans le Mercure de juillet 1749- H y établit que « les sept premières représentations données dans l'espace de dix jours, et que l'on pourrait équitablement réduire à six, vu qu'il fut joué le jeudi, jour du feu de l'Hôtel-de-Ville, et les trois derniers jours gras consécutivement, ont produit 19.67a 1. 10 s. ; les six représentations qui ont été données ensuite dans le carême, uniquement pour satisfaire à l'empressement du public, l'intention n'ayant été d'abord que de le donner en carnaval, ont produit 11.892 1. ce qui fait près de Sa. 000 1. en treize représentations. »

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