Diodore, liv. ier
2. M. Brugsch, qui veut naturellement que cette division administrative de l’Égypte soit bien antérieure à Ramsès, élève le nombre des nomes à quarante-quatre, également répartis sur la Haute et la Basse-Égypte. Il avoue pourtant que pour plu-
tion locale et à la levée des impôts, les hommes que leur réputation, ou leur attachement héréditaire à sa dynastie, recommandaient le plus à sa confiance. Une des premières conséquences de cette opération ayant été un recensement exact de la caste militaire, il put lever dans son sein une armée composée des hommes les plus robustes, les plus capables de supporter les longues fatigues et les périlleux hasards dfs climats lointains ou inconnus. Il leur donna pour chefs les compagnons des jeux de son enfance et des exploits de sa première jeunesse. Tous, ainsi que lui, pleins d’ardeur, d’ambition, et rompus aux exercices guerriers, étaient unis les uns aux autres par des liens fraternels dont le nœud commun était un absolu dévouement à Meïamoun, qui, aux dépens des trésors amassés par ses ancêtres, et des terres annexées aux domaines de la couronne par les conquêtes antérieures, avait assez largement pourvu à leur fortune pour qu’ils n’eussent plus d’autres préoccupations que celles de la guerre1.
sieurs nomes de cette dernière partie du territoire égyptien, il lui reste certaines incertitudes dont la solution réclame des recherches et des découvertes nouvelles. Histoire d’Égypte , p.