Voir l’Appendice VI
Descendant alors de son naos élevé, Meïamoun, à pied, se dirigea à travers les portiques intérieurs et les hautes colonnades des salles hyposiyles vers le sanctuaire, où, sur un autel de porphyre, siégeait la grande triade thébaine. Les chœurs sacerdotaux, les baris sacrés, les images des ancêtres, la famille royale et les chefs des oéris, y pénétrèrent seuls avec lui.
A son arrivée, le grand-prêtre, président de la panigyrie, fit entonner par les pontifes qui officiaient sous lui l’hymme consacré à la lumière divine, se manifestant aux mortels. Debout à l’autel, il y reçut le roi, qui montant à ses côtés, accomplit avec lui le sacrifice préparé, répandit devant la statue d’Ammon les libations consacrées, brûla l’encens prescrit, au milieu d’une pluie de fleurs, et se prosterna en prononçant ces paroles, d’une si orgueilleuse simplicité :
« Je viens à mon père Ammon, à la suite des dieux, qu’il admet en sa présence à toujours ! »
Pendant ce temps , ces mêmes dieux et leur suite terrestre tournaient solennellement autour de l’autel, et mêlaient aux hommages qu’ils déposaient en passant aux pieds du roi du ciel, les vœux qu’ils formulaient en faveur du nouveau roi de la terre. On peut juger de l’esprit étrange de ces
antiques litanies par les fragments suivants, que des inscriptions murales nous ont conservées :