‹ Ramus Pierre de La RameeChapitre 171 sur 175 · ÉCRITS DIVERS · texte numérisé non relu

ÉCRITS DIVERS

I* même Naiicel. ;tpr*-s avoir cri ère (nuira ces pertes, ajoute

qu'il n'a peul-étre pas lirai ilil: « Sunt cl aiia fortassc plura, qua: mine non occurrunt. • Ib.,P- 45."— Nicolas Bergeron, dans l'avis au lecteur qui précède 1rs ColIcciiiiicaipriTl'iit.. qùsi.. rlc, df I 577, se piainl îles brigands (pr.TftWsi qui détieniicnl une bonne partie des écrits de Ramus ; et le libraire Denis du Val, dans mi autre avis en lete du même recueil, signale également l:i disparition de ces écrits.

1. De causis affecliomiui cl pruprïelatnm quarimidam singula-

vrage, que je n'ai jamais vu, mi' parait clranjjer aux Éludes de noire philosophe ; le lieu et l'imprimeur s-.mi également en deliors de la bibliographie connue des œuvres de Ramus.

2. Cynosura utriusque juris, se.u eommcnlarius in régulas juris canonïci et civilis, 11 libris. Francofurti, 1 60i, in-is" [Mkeron, I. c. , il" 50). Cette indication ne m'est pas moins suspecte que la précédente. Voir plus haut, p. 355.

3. Lingual hehraïia! luslitnl.brars, l'arisite, ap. Wcrlielum. — Celle grammaire hébraïque est mentionnée par la ttibl. classica, p. 5375 (1387), et. par Ant. Teissier, 1. c. Voici , d'autre part, le témoignage deîiancel, en liHM) : n Triphei idiumale. iiaiiku. kilino, graseo, grainmatiomi argumculurii Iracmil... sinjiula inea manu descripsi, typis commissa correzi, et ut Dune leguntur, Hamo duce atque auctorc, populo exhibui » (I. c., p, 37-ïs). Hamas m: paraît donc avoir écrit que ces Irais l; 'annuaires, grecque, lalini: cl française.

4. Adversaria île l'Inronis pliiksoriliia ^fucralhn, in dialecticam, physkam, clhicam digerendn (Ant. Teissier, 1. c). J'ignore de quoi il s'agit ici , a moins que cela ne se rappm'te à la Comparaison inédite de Platon et d'Arislote, dont il a été question plus haut, p. 470. Cf. BlbUoth. Cour. Gesneri, Tiguri, 1583, in-fol.

CATALOGUE , QUATRIEME SEIIIE.

Jj. Tous les ouvrages d'Orner Talon. — J'ai déjà dit que la Rhétorique, d'Orner Talon avait été faussement attribuée à Ramtis. Il s'agit maintenant d'une plus grave erreur. Quelques Allemands, ayant eu l'idée di' faire de Talon un mythe, nri'ïniiliieiu que si m nom était un Ureudonvirr employi: par Ramus. Il résuliri'ait de là que ce dernier serait l'auteur véritable de tous les ouvrages de son savant ami. Voieî comment on a réfuté celte étrange assertion : * l'aul Frisius remarque une elios.' singulière, qui est que quelques-uns oui cru qu'il n'y a jamais eu d'autre Orner Talon que Ramus lui-même déguisé sons ee nom l'ait à plaisir, pour se ilernhrr à l'envie . et [jour louer lui-même ses ouvrages aveu plus de profusion, Frisius n'a garde de donner dans cette imagination que l'on fondoit sur l'étymologie du nom de Talon, en II: faisant, venir d'un mol l'ree qui signifie rameau vert (Oaiics). Il eroil que l'aïtiiin n'auruit poiul réussi à Ramus dans Taris. Ajoutons que l'histoire de l'iinivi-rsilé détruit absolument cette vision , puisqu'on y voit Orner Talon qui, en Niai, prête serment entre les mains du recteur nommé de Méry. » Gibert, Jugemens des sçavans sur les auteurs de rhétorique, t. II, p. I H2. — Th. Fre.igius, ee grand admirateur de liaiiuis, regardait Talon coinmi: le digue second ou le Thésée île cet autre Hercule, et il procura en 1373 nue

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quem Pari Rami Theseiim dicere jure possis/Optra , idegantior|s__

melhodics philosophie studiosis pernecessaria. Uasileœ, ex ofuîT i'. Penue, 1S7S, ln-4". La Rhétorique d'Orner Talon n'y est poini comprise, parce que Freigius en avait donné une Édition a part.

6. Exposilio Arnaldi Ossali in Dispulaliuiiem Jacobi Carpentarii de melliodo. Parisiis.ap. A. Wecbelum, 1561, in-i", 19 f-, et Francfort, J. Wéchel, 158B, in-8". Charpentier, on l'a vu plus baut(i>. 158, 139), all.riliuiNl ci'f éerita Ramus. qui peut-être n'y élail pas étranger, 1101] plus qu'il l'Additio ad Expositionem de méthode, ihid. , in-8°, 8 f.) Cependant 11 déclare formellement (dans l'Aetio prima math, de 1 366 que ces deux opuscules sont bien de son disciplo.

7. Optïca? libri quatuor ex voto l'ilii Kami riuvissimn, pr-r Fririci'ieii!ii Risiiermi) (sic), ejusdeni in iiiallieuia'iii- ad.iul nri'in , olim

conscripli, mine domum in iisum et liieeni publicam produetl.

Cassellis, excudeute Willi. W'cssclio, anno 1606, in-i", 259 p. — Ce litre, rapproché du leslamenl de Itamus, et de deux lettres à Ztiinger où il parle d'une prochaine édition de son Optique (voir plus

ÉCHUS DE 11AUUS.

haut, p. 436), pourrait Taire croire que Ramus Était, au moins enpartie, l'auteur de cette optique. Cf. 111° série, n° 6.

8. Orallones quinque. — C'est Ant. Teissier (1. c.) qui lionne ce litre vague. Peut-être avait-il emprunté celle inilieaiiuu à la Bibl. de Gesncr; mais celui-ci avait expliqué qu'il entendait par la les discours de 1551, 1557, 1561 et 1563. Cf. Niceron, ]. c, n° 12 ; Oraiiones in logkam.

9. Traiclé des façons et couslumes des anciens Gaulloys, traduit du latin de P. de la Ramée, par Michel de Castclnau. A Paris, chez A. Wécbel, 1559, in-8°, 100 f. (Bibl. C. Gesnori, 1583, et Ant. Teissier, I. c.}Voir plus haut, [™ série, n° 28.

10. Traiclé de l'art militaire, ou usante de guerre de Jules César, traduit en françois du latin de M. P. de la Ramée, prof, royal en éloq. et pliil. , par Jlaistre P. Poisson. A Paris, 1583, in-8°, 198 f. Même erreur d'Ant. Teissier. Voir plus haut, I" série, n° 39.

11. Discours chiliens, Anisi.iihm, -1 773, ïn-8°. (A. Barbier, Dict. des anonjmes et psend. , n" ;î1!:ï7.) .le n':ii jamais vu cet ouvrage, et j'ignore sur quel fondement Barbier a pu l'attribuer a Ramus ; si celui-ci y claiî pour quelque chose , c'est que les Discours chrétiens seraient une traduction ou une imitation de ses Commentaires sur la religion chrétienne ; mais la date rend celte supposition peu vrai semblable.

Quand on considère avec quel soin furent réimprimés tous les ouvrages de Ramus après sa mort, on a lieu de s'étonner qu'il n'en ait jamais paru une édition complue. l'our être juste , et pour achever le catalogue qui préunk' , nuus duvoiis uH'iiliomuT ici deux ou trois tentatives qui furent faites au XVI e siècle pour donner une édition des œuvres complètes de Ramus.

Le premier qui en eut l'idée fut le zélé ramisie Jean Thomas Freipius, qui, des l'année 1G74, publiait un recueil des Commentaires de Ramus sur Cicéron, avec plusieurs autres écrits et une Vie de noire philosophe, où il annonçait d'autres publications du même genre (p. H et p. 46) : Qaiha-. ;'iyp(>;;r;ipliis) sturtiusi labonim Rameorum plurimum debent, ac prœcipuc Pcrnx, qui magnain liactenus di-

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