‹ Ramus Pierre de La RameeChapitre 75 sur 175 · PORTRAIT DE RAMUS · texte numérisé non relu

PORTRAIT DE RAMUS

l'autre main sur un livre à fermoirs de métal qu'il tient debout. A l'index de la main droite , on voit une bague, la même sans doute dont parle Nancel (p. 55), et qui , nous dit-il, était d'un fort grand prk. Autour de ce portrait, d'ailleurs conforme à la tradition , on lit : Petrus Ramus Math, pro reg. , et au bas , à gauche : Nascitur an, 1S15. Trucidatus 26 aug. anno 1572. Au-dessous on lit ce distique :

Rame, luis Gallis es quod Latie fuit olïra Romani pria ceps Tullius eloquii.

« Ramus , lu es pour la France ce que fut autrefois pour l'Italie Cicéron, le prince de l'éloquence latine. ■

Paul Freher (Theatrum vir. erud. clarorum, Noribergœ, 1688 , in-fol. , t. H, p. 1467 ) a reproduit ce portrait; mais en le calquant, il l'a tourné dans le sens inverse.

L'exemplaire de la gravure de Théodore de Bry que possède la Bibliothèque impériale (Recueil de Fontette , t. XI, fol. 162), est très effacé et n'a presque aucune valeur. Il n'en est pas de même de lu petite gravure de Sichem, qui se trouve au fol. 161 du même recueil , à côté d'un portrait de Jean ne d'Albrel. Là encore , c'est le mathématicien qui nous est représenté, une main sur une sphère, l'autre armée d'un compas et reposant sur un livre ouvert. La robe de lecteur royal ne couvre que l'une de ses épaules ; de l'autre côté , elle est ouverte et laisse apercevoir un habit de cavalier. C'est, du reste, le même type : les cheveux ras , une grande barbe , l'oeil vif avec des sourcils fins et bien arqués, un grand front, le nei aquilin et d'uue coupe agréable. Cette gravure est belle

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