Acte du même notaire, du 19 décembre 1497 : « Nos Alexander
Spagnolus de Mantua dccretorum doctor et vicarius R. D. Joannis Pétri de Arrivabenis épis. Urb. coj^nitor et decisor litis.... inter donnam Berardinam filiain Péri Partis et ser Alexandrum Marsili ejus procuratorem.... et donnum Barlolomeum q. Sancti Peruzoli:... et llalaelem Jo. Sancti et ser Lodovicuin Baldi procuratorem eorum.... assertos reos conventos.... sententiamus et in scriptis declaramus. . . . pra'dictum D. Bartolomeum, non oJjstantibus exceptis , compellandum et compelli deJjere ad elit^endum unum arbitrum et bonum virum pro parte suâ, qui cum alio eligendo ex parte donnœ Berardinam haljeantdeclarare dicta alimenta juxtà facultates hiereditatis, habita ratione ejus quod ipsa opèrari potuisset in domo hairedum et proùt in dicta — et hoc pro quartâ hœreditatis tangente d. D. Bartolomeo, et pro rcsiduo resei'vamus jus et facultatem d. donna; Berardinte rectius agcndi contra dictum Ralaellum minoiem : et eumdem D. Bartolomeum in expensis condemnamus.
Les deux documents suivants nous apprennent de quelle manière ces querelles prolongées turent définitivement assoupies :
« 1499. Jun. 3. Conventio inter Do. Berardinam.... et domnus Bartolomeum et Raphaelem occasione legati t'aeti per Joannem Sanctis super alimentis, victu et vestitu dictœ Do. Berardime.... venerunt ad hit'ràscriptam transactionem.... dare et solvcre pro alimentis dictis Do. Berardinœ et Elisabeth tlorenos viginti sex.... et quod dicta Elisabeth per duos annos stare debeat in domo magistri Péri pênes dictara Do. Berardinam ejus matrem, habere debeat alimenta, etc. »
(( Matheus ser Thomai' de Oddis de Urbino notarius. 1500. Maji 13. Magister Petrus Mag. Partis aurifaber.... nomine et vice Do. Berardime ejus filia;.... promisit se lacturum, quod dicta Do. Berardina ratum habebit prœsens instrumentum.... de ulterius non petendo.... Do. Bartolomeo stipulanti prose et nomine Raphaelis fil. dicti Joannis — de summà et quantitate viginti sex llorenorum etc. — Et milii notario publico.... pro dicto Ratfaole absente, summa etc. — Matheus ser Thonue de Uddis de Urbino notarius.»
DOCUMENTS CONCERiNANT LA FAMILLE SANTI.
Après cet accommodement, Bernardina ne troubla plus la famille Santi, et, le 22 octobre 1508, elle reçut de sa mère un supplément de dot de 100 llorins, comme le rapporte l'acte rédigé par le notaire Niccolo Sansoni dans la cliam])re du palais ducal , en présence d'Ëmilia Pia Feltria di Garpi.
IX. Don Bartolomeo. — Il était archiprètre du diocèse de San Donato, qui, anciennement, dépendait du monastère Fonte Avellana, où, selon la tradition, Dante aurait travaillé à son immortel poëme. Le 15 octobre 1483, il reçut en ferme, de son père, un petit bien-fonds, en récompense de ses bons soins {di ragione délia sua cura), comme cela est dit dans l'acte du notaire ser Simone Vanni, rédigé dans l'atelier paternel audit jour. Le 15 mars 1492, il laissa en bail liéréditaire quelques champs à maestro Francesco Antonio de' Giordani, suivant l'acte du notaire ser Ant. Vanni, rédigé dans l'atelier des héritiers de Giovanni di Luca Zaccagna : «Quam tenet Joann. de Sancte pos. in Burgo Montio S. Sergii juxtà stratampubl.bonadicti Joann. de Sanctebonabœredum Joann. Lucœ. »
' Dans le livre des années 1488 à 1527 de la confrérie S. Maria délia Misericordia, qui hérita de la fortune de Giovanni^ lorsque la famille des Santi vint à s'éteindre, on trouve le nom de D. Bartolomeo sur le feuillet 131.
X. Santa. — Son époux Bai'tolomeo di Marino, tailleur, certifia avoir reçu , de Santé di Peruzzolo de Colbordolo , 61 llorins , et plus tard 39 autres llorins, comme dot de sa femme, ainsi que le fait est consigné dans l'acte du notaire ser Tommaso di ser Lodovico degli Oddi, du 19 septembre 1469 et du 30 décembre 1474. Ce dernier acte fut rédigé dans l'atelier de Saute et enregistré dans le livre du quartier del Vescovado, fol. 5, par Giacomo Béni di Viapiana. Bartolomeo fit son testament le 20 août 1490. Dans ce testament, il nomma sa femme Santa héritière universelle, et, après la mort de cette dernière , les moines du couvent S. Francesco, à l'exception d'un ])ien-fonds légué à Simone di Battista de' Giarh. Ce document se trouve dans les archives de l'éghse S. Francesco, charte no2.
Dans le livre Intrata et Eùto,, des années 1484 à 1496, di; la
même éi^lise des Franciscains, est mentionné le jour de sa mort, fol. 29 verso : d 141)0 a di A ditto (ottobre) per la morte di mstro Bartolomeo Sarto lib. di ocra 9 6 6.»
XJ. Marguerita. — Quittance de son mari Antonio Vagnini, pour réception de sa dot :
«Antonius q. Bartliolomei Bartoli Vagnini de Urbino.... confessus fuit habuisse llor. 100.... a Santé Peruzoli.... pro dote.... donnai Mai'garitai fil. dicti Sanctis et uxoris dicti Antonii.,.. quos centum tlor. dixit idem Sanctes dédisse et dare tam de bonis donnai Elisabetœ inatris quondam dictœ Don. Margaritœ c.t uxoris ipsius Sancti.'S, etc. n
Acte du notaire s(er Agnolo d'Urbino du 3 sept. 1479 : (( In apoteeà mei notarii.... in quâ residet Bartolomeus Péri de Ginghis posità in q. episcop;atus. »
, Dans le plus anciien livre de la sacristie de l'église S. Francesco il est dit, au v^erso du feuillet 5., que Margherita et Antonio Vagnini perdirent un enfant du sexe masculin : « 1485 et de dare a di ditto (28 agosto) per uno Mamolino d'Antonio de Bartolo de Vagnino 11b. di cera 2 e 6.» — Il résulte d'autres documents qu'ils avaient un fils, du nom de Girolamo, lequel fit mettre une inscription sur le tombeau de la fiancée de Raphaël, nièce du cardinal Divizio da Bibiena. C'est le même Girolamo qui fut aussi chargé par les exécuteurs testamentaires de Raphaël d'acheter la maison deir Immagine, dans la rue de' Goronari, à Rome, dont les revenus servent encore à entretenir la chapelle instituée par Raphaël sous le vocable de la Madonna del Sasso.
XII. Raffaello. — . Extrait du testament des grands parents de Raphaël, du côté maternel : «1494. Aug. 8. — Baptista q. Nicolai Giarla de Urbino sanus.... reUquis Raphaeh, pupillo et fîlio ol. Joannis Sanctis , et Do. Magiai fil. q. dicti testatoris, florenos CL, quos dicta Magia habuit tempore contracti matrimonii cum dicto Joanne. Itemrehquit dicto jure dicto Raphaeh sohdos quinque pro légitima et falcidiâ. — 1494. Oct. 9. Do. Camilla uxor Baptistai q. Nicolai Ciarla.... rcliquit Raphaeh ejus nepoti pro parte et falciriià XL bononenos, etc. »
368 DOCUMENTS CONCERNANT LA FAMILLE SANiTI.
Selon Tiberino {Supplément , n" 34 •), cet écri\ain aurait découvert, dans un retçistre d'église, que le testament d-, Raphaël fut reçu parle notaire Andréa Gahrielli; mais, malgré outes les recherches faites à Rome et ailleurs , on n'a pu rctroiver ce testament. On a même tout lieu de ci'oire que Raphaël n'a amais fait de testament par écrit, mais qu'il a seulement expriné verbalement ses dernières volontés à ses deux amis, le président (e la chancellerie, Baldassare Turini da Pescia, et Giovan Battista Iranconi d'Aquila, chambellan de Léon X, en les nommant ses exécuteurs testamentaires. Ce fait parait être bien prouvé, puisqui, lors du partage de la succession, il y est question d'exécuteurs estamentaires, et jamais d'un testament rédigé par un notaire. Cène fut, d'ailleurs, qu'après de longs pourparlers qu'un accomnodement eut lieu entre les héritiers.
Nous devons la connaissance de cette particularité aux recherches du secrétaire perpétuel de l'Académie pontificale d'archéologie, M. Visconti % qui a découvert un docunent nouveau dans lequel il est dit expressément que, pour empêcher tous procès et pour épargner tous les frais résultant d'une contestation judiciaire, les parties intéressées avaient résolu de s'accommoder par l'intervention de quelques amis communs.
Ceux des parents qui avaient à élever des prétentions sur l'héritage de l'illustre défunt étaient : Agostino di Battista; Ciarla Ridolfo di Giovan Luca et Giovan Battista di Simone Ciarla; Maddalena, fille de feu Battista Ciarla et femme de Francesco di Giovan Luca di Urbino; Costanza, fille de Francesco, ci-dessus nomméi; ; Lucia, veuve, fille de Battista Ciarla. Ils furent tous représentés par trois personnes qu'ils avaient choisies , savoir : Livio Quidalotto , tils de maître Giulio , médecin et chambellan de Léon X , Francesco di Giovan Luca et Giovan Battista di Baldi, tous originaires d'UrJ)in. Leurs pleins pouvoirs avaient été dressés en cette