‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni Santi (volume 2)Chapitre 31 sur 73 · Yila di P. Perugino, p. 271 et · texte numérisé non relu

Yila di P. Perugino, p. 271 et

B. Orsini ' le nomme Berto di Giovanni Paolini de Città délia Pieve, sans fournir d'autres éclaircissements, on peut croire qu'il fait erreur et qu'il confond ce peintre avec Giannicola. Nous avons déjà dit que Berto di Giovanni avait, en ioOl, peint quelques bannières de trompettes avec Fiorenzo Lorenzi et Eusebio di San Giorgio. C'est ainsi qu'il exécuta en ISll et 1513 diverses peintures avec Domenico di Paris Alfani. Nous ne savons rien de lui, si ce n'est qu'il devait, selon le contrat passé par Bapliaël avec les nonnes de Monte Luce, peindre à Pérouse un gradin pour le Couronnement de la Vierge; mais, comme nous l'avons établi, ce tableau d'autel ne fut exécuté qu'après la mort de Rapliaël, en 1525, par ses élèves, Jules Romain et Gio. Francesco Penni, et ce fut à la même époque que Berto peignit les quatre petits panneaux qui se trouvent encore dans la sacristie du monastère de Monte Luce. Ces tableaux représentent, suivant la convention qui avait été souscrite, des sujets tirés de la vie de la Vierge, savoir : sa Naissance, son Entrée au temple, son Mariage et sa Mort. Le premier de ces tableaux, la Naissance, porte la date A. D. MDXXV. Son caractère général a quelque cliose de raphaélesque , d'où l'on peut conclure que Berto avait travaillé quelque temps sous Rapliaël à Rome, peut-être en 151G, et qu'il sera retourné depuis dans sa ville natale. Les compositions de ce gradin ont peu d'ensemble; le caractère des têtes est faible et les plis des draperies manquent de distinction. Dans les chairs, le ton est le plus souvent brun rouge, sombre dans les ombres et toujours très-empâté de couleurs.

Nous ne saurions indiquer avec certitude d'autres ouvrages de ce peintre; cependant quelques petits tableaux qu'on voit à Pérouse ont, dans le faire, une grande analogie avec les précédents, à ce point qu'ils pourraient bien être de la même main. Par exemple, ceux de la predella du premier autel, à gauche, dans l'éghse S. Giuliana. Le tableau principal de l'autel, ainsi que la lunette qui représente un Dieu le Père entouré de séraphins, est

i- Vila di P. Perugino, p. 293.

iU ESSAI SUR LES PEINTRES DE L'OMBRIE.

d'un élève inconnu du Péiugin; mais le gradin, avec trois sujets tirés de la vie de saint Jean l'Evangéliste , est évidemment d'une autre main et se rapproche, comme nous l'avons dit, de la manière de Berto. Dans la composition qui représente le Martyre de saint Jean , le peintre a imité le Martyre de sainte Cécile de Raphaël, connu sous le nom de Martyre de sainte FéHcité.

On peut encore attribuer à Berto un petit tableau, pris d'une autre composition de Raphaël, la sainte Cène, popularisée par la gravure de Marc-Antoine. Ce petit tableau se trouve dans la collection de l'académie de Pérouse.

GiAMBATTiSTA Caporali, de Pérouse. — Il était fils de Bartolomeo Caporali , peintre assez habile , qui exécuta plusieurs ouvrages dans les environs de Pérouse, et qui fut inscrit en 1442 parmi les peintres de la Porta Borgna'. Giambattista , que Vasari nomme erronément Benedetto, est né vers 1476. Le même écrivain le dit élève du Pérugin; ce qui est difficile à constater aujourd'hui, vu que tous ses ouvrages sont détruits. Cependant Mariotti et Orsini ' ne nous laissent pas croire qu'il ait réellement travaillé dans l'atelier du Pérugin.

On lui attribue, nous ne savons sur quel fondement, le portrait du cardinal Fulvio délia Corgna, entouré de plusieurs autres figures, peintes au-dessus de la porte de la sacristie de l'église Jesù à Pérouse. On lui attribue aussi une miniature dans le manuscrit des Annales Décemvirales de 1533. Quant à ses œuvres d'architecture, nous savons par Vasari qu'il a bâti le palais du cardinal Silvio Passcrini, hors la ville.

Caporali a publié en 1336 une traduction italienne de Vitruve, in-folio, avec le titre suivant : Con il suo comento e figure Vetruvio in volgar lingua raportato, per M. Giambatista Caporali di Perugia ; sur la deuxième page de cette édition on lit : Stampato in Perugia nella stamperia del Conte Jano Bigazzini, il di primo d'aprile l'Anno MDXXXVI. La feuille du titre est ornée d'un arc de triom-

{. Lellere pitt. penig., p. 82.

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