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Selon Vasarî, dans la Vie de Timoteo Vitî, les héritiers de ce peintre auraient possédé quelques lettres que Raphaël lui avait adressées, et dans lesquelles il invitait instamment son compatriote et ami à venir à Rome. On ne connaît rien de plus à l'égard de cçs lettres; et, comme Crozat, qui, en i7i4| acheta à Urhin une grande partie des dessins provenant de la succession de Timoteo Viti, n'apprit rien au sujet des lettres de Raphaël» il est probable qu'elles n'existaient déjà plus à cette époque.
8, SUR UNB PRÉTENDUE LETTRE US RAPHAËL à PIETRO ARETlNOk
De Piles, dans ses Convei^sations sur la peinture (voy. le sepond entretien, p. 261), cite une lettre de Raphaël à Pietro Aretino, mais sans entrer dans aucun autre détail '• Cette citation semble, d'après la légèreté ordinaire de cet écrivain, ne reposer que sur un endroit mal compris du Dialogo detla pittura de Lodovico Dolce, dans le dialogue intitulé : Y Aretino, pour lequel l'Arétin dut fournir au moins les notes. Ce dernier dit, en paillant de lui-même, à son interlocuteur, : « Vous devez avoir lu que, de son vivant, Raphaël me fut un ami très-cher {che Rafaello vivendo mi fu carissimo amico)^ comme me l'est encore aujourd*hui Micheî- Angc, qui fait le plus grand cas de mes sentiments à son égard, comme le prouve la réponse qu'il m'envoie à la lettre que je lui ai écrite au sujet de sa dernière peinture. Raphaël ne faisait pas moins de cas de mon amitié {ne fa fede quella sua lettera in riposta d'una mia sopra la historia delta sua ultinia pittura. E, quanta ancora ne facesse Hafaello) ; c'est ce dont Agostino Chigi me rendrait
I . Ce passage, assez obscur, est ainsi conçu ! t La mort Ta surpris dans le tempe qu*il tra* vaiUoit à se défaire du marbre, ainsi ({u'il le témoigne par une lettre écrite à TArétin. •
»0i LETTRES DE RAPHAËL.
témoignage s'il vivait encore, car il savait bien qao ce grand maître avait coutume de me faire voir presque tous ses ouvrages avant de les mettre au jour *. » Mais comment ajouter foi à l'assertion de cet effronté menteur, qui, pour ses méfaits, fut chassé ignominieusement de la maison d'Agostino Chigi, lequel lui avait donné une hospitalité si bienveillante ? Quant à ses relations amicales avec Raphaël, dont il se vante tant, elles n'ont pu être que fort passagères, si toutefois elles ont existé réellement.