LeUere piU, pêrug^^ p. lï
i. Ibidem, p. 233 ; - et VMa di P. Perugino, p. %11.
jfiie entouré de figures allégorique?, avec le portrait et les armes de Caporali. Sur la seconde feuille, le comte Jano Bigazzini de Pérouse est représenté debout, couvert d'une armure et tenant une hache d'armes.^ Les planches explicatives du texte sont empruntées, pour la plus grande partie, à celles de Cesariano dans sa traduction du Vitruve, publiée en 15SS1 à Milan; entre autres la grande feuille représentant TAgc d'or et la construction des premières cabanes. Le jeune homme, aux bras et jambes étendus dans un cercle, s'y trouve également; mais le plan du dôme de Milan manque. A en juger d'après ces gravures, le talent artistique de Caporali parait avoir été très-secondaire. Une appréciation de sa traduction se trouve dans la Storia délia Letteratura italiana^ deTiraboschi, t. YII, p. 522. — Caporali fit son testament au mois de mai 1553, et, selon Vasari, il mourut vers 1560.
TiBERio d'Assise. — Dans des actes, il se trouve nommé Tibe^ rius Diatelevi de Assisio; c'est pourquoi Mariotti suppose qu'il descend de la famille Ranieri d'Assise; car, à cette époque, un Diatelevi Ranieri, qui pouvait être le père de Tiberio, vivait à Assise. Cet habile élève du Pérugin avait étudié tous les procédés de la peinture de son maître, et il les imita, sans toutefois approfondir comme lui les vrais principes de l'art, et sans jamais atteindre au sentiment élevé qui caractérise le style de ses compositions. Les ouvrages de Tiberio, si agréablement qu'ils puissent surprendre d'abord les amis de l'école du Pérugin, ne produisent cependant, après un examen attentif, que la sensation désagréable d'une attente déçue.
Le plus ancien ouvrage de Tiberio qui nous soit connu est une peinture à fresque, dans l'église S. Francesco à Monte Falco, sur le mur du premier autel à droite. Elle représente la Vierge assise sur un trône, ayant à ses côtés l'apôtre saint Pierre et un évêque-cardinal, avec cette inscription : TIBERIUS DE ASSISI.
n peignit encore à Monte Falco et aux environs plusieurs autres fresques, dont nous ne ferons pas mention, parce que ce sont de trop faibles productions, Nous citerons seulement encore
486 ÉSSAt SUR LES PEINTRES DE L'OMBRIfi.
les fresques de la chapelle délie Rose dans Téglise S. Maria degli Angeli, près Assise. Geâ fresques, qui représentent cinq épisodes de la vie de saint François, sont des années 1547 et 1518. Tiberio n*a peut-être rien fait de mieux que ces peintureSé La dernière Inscription qu'elles portent est ainsi conçue : HOC OPVS ORATIA DEI CONSVMATVM FVIT. A. D. 1518. TIBERIVS DE ASSKIO PINXIT.
Ce qui distingue surtout les ouvrages de son maître de ceux de Tiberio, lesquels sont d'ailleurs sans dessin et sans expression , c'est la forme singulièrement allongée des têtes qui paraissent beaucoup moins larges du front que des mâchoires.
Francesco Melanzio, de Monte Falco. ^- Quelques-uns de ses ouvrageSj qu'on a conservés ^ans sa ville natale, trahissent tout d'abord l'école du Pérugin. Le plus ancien qui nous soit connu est peint à la détrempe dans l'église S. Fortunato , près Monte Falcb. La Vierge, avec l'enfant Jésus, est assise sur un trône; à gauche sont trois saints de l'ordre des Franciscains, parmi les* quels saint François, fondateur de l'ordre de S. Bernardino; à droite, auprès de deux autres saints non désignés, se trouve saint Fortunatus ; un paysage au fond. Ce faible tableau porte l'inscription : FRANCISCVS M. DE MOTEFALCO. PINT. 1498.
Un tableau non moins faible , dans lequel Melanzio 6'éoarie déjà de la manière du Pérugin, est dans l'église S. Leonardo a Monte Falco même. Il représente également la sainte Vierge assise sur un trône, avec l'enfant Jésus, tnais entourée^Ôe dix saints et avec un chœur d'anges dans le haut. L'inscriptiôii est ainsi conçue : FRANCISCVS MEL. MONTFALCO PINXIT ANNO DOMNI MILLESIMO QVINGENTESIMO DECIMO QVINTO DIE SEPTEMBRIS.
En dernier lieu, nous mentionnerons encore une peinture à fresque, dans un enfoncement en forme de niche « au premier autel de l'église des Franciscains à Monte Falco. Cette fresque représente la Naissance du Christ, semblable à celle que le Pérugin exécuta au Camblo de Pérouse, ou à celle qu'il fit à S. Fran* cesco, près Pérouse. Dans le cintre dtt haut, on voit Dieu le Père
entouré d'anges. Nous n'avons pu y découvrir aucune inscription ; ^MJim Orsini * cite Tcxtrait suivant d'un vieux manuscrit : « Francîiscus Melantius pictor egregius et excellens, qui inter alios illustres pictores adscribi meruit, et adscriptus fuit alumnus Pétri Perusini celeberrimi Pictoris, a quo elementa didicit. Obiit anno 1525 circiter : multum valuit, et discipulus Pétri dictus, reducendo varias opéras prœdicti sui prœceptoris ad suam perfectionem, ut in Montefalco apparet in ecclesiâ S. Francisci sub invocatione ss. nativitatis Domini nostri Jesu Christi in muro prope januam dictœ ecclesiœ magnâ cum admiratione perspectÀ. »
SiNiBALDO Ibi, dePérouse. — Ce peintre aussi est un des faibles disciples de la riche école du Pérugin. Il imita surtout le style langoureux de son maître , mais il tomba dans le doucereux et le nuageux, puis enfin dans le fade. Son dessin aussi est très-mou.
Parmi ses plus anciennes peintures, on doit citer un assez faible tableau, daté 1509, qui est dans la collection de l'évêque Rangbiocci à S. Severino. Un autre tableau de la même époque représente la tête d'un jeune guerrier (saint George), d'une forme idéale, que possède l'intendant du monastère de S. Agostino à Pérouse. Nous ne rappelons ici cette peinture que parce. ' qu'on veut y reconnaître les traits de Raphaël ; ce qui est erroné.
Un des meilleurs ouvrages de Sinibaldo, où l'on remarque déjà l'influence de Raphaël, se trouve sur. le premier autel à gauche de la cathédrale de Gubbio. La Vierge, assise sur un trône, a l'enfant Jésus couché sur ses genoux et joint les mains en l'adorant. A gauche, le saint évêque Ub|ddo, et saint Sébastien à droite; ce dernier est un jeune homme richement vêtUf tenant une flèche à la main. Sur le fond d'or du tableau volent deux anges en adoration dans le haut. On Ut l'inscription suivante sur ce tableau : fflERONIMVS. BENTIVOLVS. P. PAVL. ET MA- DALLNA SORI SVE. — SINIBALDVS PERVSINVS PINSIT HOC GPVS SEXTO KLENDAS OCTOBI.
Annibale Mariottî cite encore deux autres tableaux de Sini-
t. VUa di P. Perugino, p. 205.
baido : Tan dans l'église (maintenaiit supprimée) de S. Antonio Abate, et qui représente une Madone, avec la date de 1524; l'autre , qui était autrefois dans la salle d'audience des notaires , représente une Annonciation datée de 1528. Enfin il y a un tableau de ce peintre, d'une date postérieure, à S. Francesca' Romana à Rome ; il est signé de son nom et daté de 1532.
Au nombre des peintres qui appartiennent encore à l'école du Pérugin, mais dont il n'est resté que des ouvrages peu impor* tants, où qui, plus tard, s'engagèrent dans une autre voie, en s'adjoignant, soit à l'école florentine, soit à celle de Raphaël, il faut encore ranger les suivants.
Gerino ba Pistoja, qui, selon Yasari, travailla principalement avec Bemardino Pinturicchio , peut être considéré comme un artiste d'un ordre très-inférieur. A l'appui de ce jugement, nous citerons une Madonna del Soccorso dans l'église S. Agostino à Borgo di S. Sepolcro, laquelle est signée de son nom et porte la date 1502. C'est une Vierge debout, vêtue d'étoffe d'or; elle écoute les supplications désespérées d'une mère, qui prie pour son fils qu'on voit se défendre avec un bâton contre Satan.
NiGGOLÔ SoGOi a, selon Baldinucci, particulièrement aidé son maître le Pérugin, et quoiqu'il ait peu de valeur dans ses compo* sitions historiqpies, il a cependant peint de bons portraits.
RoGGO Zoppo, Bacgio Ubertino , de Florence tous deux, et Mon- TEVARGHi, cités par Yasari comme ayant été aussi élèves du Pérugin, ne paraissent avoir laissé aucun souvenir en Ombrie.
Les renseignements qu'on possède sur Giagomo di Guglielmo et sur Matteo di Giuliano, tous deux de Città délia Pieve *, sont trop peu précis et les ouvrages qu'on leur attribue sont trop insignifiants, pour oser les citer comme des élèves du Pérugin.
Il en est de même de Giovanni di Maestro Giorgio, qui était inscrit depuis 1506 dans la matricule des peintres de Pérouse, et qui, en 1517, exécuta assez grossièrement quelques peintures à fresque.