‹ Raphael d'Urbin et son père, Giovanni Santi (volume 5)Chapitre 48 sur 81 · SDR UNE PBETENDUB LSTTRB DE RAPHAËL A PIETEO AEETINO · texte numérisé non relu

SDR UNE PBETENDUB LSTTRB DE RAPHAËL A PIETEO AEETINO

De Piles, dans ses Conversations sur la peinture (voy. le se^ rond entretien, p. 261), .cite une lettre de Raphaël à Pietro Aretino, mais sans entrer dans aucun autre détail '. Cette citation semble, d'après la légèreté ordinaire de cet écrivain, ne reposer que sur un endroit mal compris du Dialogo délia pittura de Lodovico Dolce, dans le dialogue intitulé : VAretino, pour lequel l'Arétin dut fournir au moins les notes. Ce dernier dit, en parlant de lui-même, à son interlocuteur, : « Vous devez avoir lu que, de son vivant, Raphaël me fut un ami très-cher {che Hafaello vivendo mi fu carissimo amico)^ comme me l'est encore aujourd'hui Michel- Ange, qui fait le plus grand cas de mes sentiments à son égard, comme le prouve la réponse qu'il m'envoie à la lettre que je lui ai écrite au sujet de sa dernière peinture. Raphaël ne faisait pas moins de ras de mon amitié (ne fa fede quella sua lettera in riposta d'una mia sopra la historîa délia sua ultima pittura. E, quanta ancora ne facesse Rafaello) ; c'est ce dont Agostino Chigi me rendrait

1 . Ce passage, assez obscur, est ainsi conçu : « La mort Ta surpris ^ans le temps qu*il travailloit à se défaire du marbre, ainsi qu'il le témoigne par une lettre écrite à FArétin. *

témoignage s'il vivait encore , car il savsdt bien que ce grand maître avait coutume de me faire voir presque tous ses ouvrages avant de les mettre au jour '. » Mais comment ajouter foi à l'assertion de cet effronté menteur, qui, pour ses méfaits, fut chassé ignominieusement de la maison d'Agostino Ghigi, lequel lui avait ^^ — -t

donné uoe hospitalité si bienveillante ? Quant i ses relations ami-

cales avec Raphaël, dont il se vante tant, elles n'ont pu être que fort passagères, si toutefois elles ont exi^é réellement»,

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