VI LETTRE DE L'ÉDITEUR A M. INGRES
VOUS, enfin, il s'est associé, pour ainsi dire, à la gloire de Raphaël.
Trois noms sont devenus inséparables dans t histoire de fart : Raphaël, Ingres, Passavant.
Ce beau livre, qui a exigé vingt ans de recherches, de voyages et d'observations, parut d* abord en 1 839 ; il fut aussitôt signalé comme un modèle d* érudition, de critique et d^ exactitude; mais la langtie allemande, dans laquelle il avait été écrit, s'opposait à ce qu'il fût apprécié en France autant qiiil pouvait Vètre. Nous devo7is donc nous féliciter d'avoir contribué à lui donner Id publicité qiiil méîite en revoyant la traduction littérale que M. Passavant a fait faire sous ses yeux, ou plutôt a faite luimême, avec le concours de M. Lunteschutz, jeune peintre français, qui habite Francfort.
Ce n^ est plus seulement une traduction de F ouvrage allefnand imprimé il y a vingt ans; c'est, à vrai diî^e, un nouvel ouvrage, dans lequel l'auteur a introduit toutes les confections et toutes les augmentations qu'il n'avait pas cessé de préparer depuis la première édition de son livre, dans le but de rendre cet ouvrage aussi complet, aussi parfait que possible.
Ce beau livre, tel qu'il est maintenant, ne laisse rien à désirer : grâce atLx perfectionnements qu'il a récits, grâce à F intérêt et à F importance du sujet quil traite, il sera bientôt aussi estimé et plus répandu en France qu'il ne F est en Allemagne^ Raphaël a été déjà F objet dun grand nombre d ouvrages écrits dans toutes les langues de F Europe, mais il n'en est aucun qui puisse être mis à la hauteur de celui de M. Passavant, duquel je promets d'avance votre sympathique et reconnaissante approbation.
PAUL LACROIX, ib iàMier tf9S9.