La Résurrection du Christ
Le Christ, dans l'attitude de la bénédiction et la bannière triomphale dans la main gauche, sort de la grotte sépulcrale en marchant sur la pierre qui en fermait l'entrée. Cinq soldats gardiens, à gauche, et sept, à droite, se heurtent confusément ou s’enfuient. On voit Jérusalem dans le riche paysage du fond, et les trois saintes femmes se rendant au tombeau. Cette tapisserie , qui a la même largeur que celle de l’Adoration des Mages, n’est pas d’un si beau dessin que cette dernière, quoique les figures en soient aussi très-vives de mouvement.
L’esquisse de cette composition, à la sépia, rehaussée de blanc, est bien de Raphaël et se irouve actuellement dans la collection d'Oxford. Mais le carton pour la tapisserie paraît avoir été exécuté par un des plus faibles élèves de Raphaël. Au reste, l'ouvrier qui a tissé cette tapisserie semble en avoir très-librement usé avec le carton, puisque le paysage du fond porte évidemment le cachet de l’école des Pays-Bas.
Gravures : R. Dalton et autres, 1753. Grand in-fol. en larg. — Michael Sorello. In-fol. en larg. — L. Sommerau, 1780, à l’eau-forte. In-fol. en larg. — Peut-être d'après une esquisse tout à fait différente de la tapisserie, par un anonyme, chez Ant. Lafrerij, 1576. Composition de 10 figures. H. 183” 67”; 1, 10” 4”. — Landon, n° 342. — Cherubin Alberti, 1628. Le Christ ne touche pas la terre. Bartsch, t. XVII, p. 58, n° 24. Celte gravure, très-différente de la tapisserie, n’a certainement pas été faite d'après un dessin de Raphaël.