Vénus retirant de son pied une épine
Vénus, assise sous un arbre, tournée à gauche, retire de son pied droit une épine. La Fable dit que les gouttes de sang qui jaülirent de la blessure donnèrent à la rose blanche la couleur rouge. Derrière Vénus, est perchée une colombe. Ce cinquième tableau a été enlevé depuis longtemps de la chambre de bain, et la place qu’il occupait fut alors recrépie; ce n’est que par supposition que nous indiquons le sujet qu'il représentait, en nous autorisant de la copie qui existe dans la villa Palatina. Cette composition est d’ailleurs de la plus grande beauté et certainement de l’invention de Raphaël.
GRAVURES : Marc-Antoine. Haut. 10” 1””, larg. 6” 6”. Voy. Ottley, n° 251. — Marco da Ravenna, mais avec un paysage d’Albrecht Dürer et l’adjonction d'un lapin blotti près de Vénus. Bartsch, t. XIV, n° 321, où est aussi indiquée une copie. — Piroli, au trait, petit in-folio. — D'après un beau tableau à l’huile qui est dans la galerie de Mannheim, mais où Vénus se chausse d’une sandale, par Pierre Audouin, grand in-fol. — Landon, n° 171. — Cette composition a été imitée par un ancien Italien; Vénus, assise, tournée à gauche, dans une chambre, s’essuie le pied gauche. À côté d’elle est une coupe remplie d’eau. Derrière elle, un lit, dont l'Amour ouvre les rideaux. A gauche, une fenêtre avec des vitres rondes. In-8.