‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 276 sur 407 · Portraits de César Borgia, Nommé il Valentino · texte numérisé non relu

Portraits de César Borgia, Nommé il Valentino

Fils naturel du pape Alexandre VL, il fut d’abord, et tout jeune, élevé à la dignité de cardinal, par son père , en 4493. Après la mort de son frère aîné, qu’il fit assassinér en 1497, il quitta l’hahit ecclésiastique et s’allia, en qualité de chef de condottieri, avec le roi de France Louis XII, afin de conquérir, avec l’aide de ce prince et pour lui-même, une partie de l’ancien territoire des États de l’Église. Le pape Jules I le retint prisonnier à Ostia, mais il s'échappe et alla chercher la mort, le 42 mars 1507, devant le château de Viena qu'il assiégeait en Espagne. Le simple rapprochement de ces dates prouve assez que Raphaël n’a pas pu peindre le portrait de ce personnage ; car il était encore chez le Pérugin à l’époque de l'évasion de César Borgia. Malgré ces contradictions évidentes, on montre au palais Borghese, à Rome, le portrait d’un jeune homme, en costume espagnol, qu’on dit être César Borgia, et de même une répétition de ce portrait chez le comte Castelbarco à Milan, au sujet duquel Giuseppe Vallardi a publié une notice en 1843. A cet opuscule est ajoutée la reproduction lithographiée du tableau. C’est un jeune homme, demi-figure , âgé d’environ trente-cinq ans. Le corps est vu de face, la tête tournée à gauche. Un manteau de brocart sombre couvre le bras gauche, et de la main il tient une boule d’or, qui, au seizième siècle, servait à contenir des parfums. Le fond du paysage, avec des montagnes pointues, est traité dans le style qui appartient à l’école de Léonard de Vinci et aux peintres vénitiens.

Page 1