‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 314 sur 407 · DANS LA BIBLIOTHÈQUE AMBROISIENNE , A MILAN · texte numérisé non relu

DANS LA BIBLIOTHÈQUE AMBROISIENNE , A MILAN

445. Le carton pour l’École d'Athènes (H. 8° 6” 5°”; 1. 24 6” 3’). — La partie supérieure de l'architecture manque, ainsi que les figures d’Apollon et de Minerve. Signalons les différences principales qui existent entre le carton et la fresque : nous ne trouvons pas ici, dans le groupe inférieur à gauche, la figure du philosophe assis (Héraclite), qui s'appuie sur le coude. En ajoutant cette figure dans la fresque, non-seulement Raphaël donna plus de liaison au groupe où il l’a mise, mais encore il compléta son sujet, représentant ainsi une nouvelle école de la philosophie antique. Le jeune homme, vu de profil derrière Archytas, est représenté , dans le carton, la tête nue avec les cheveux tombant sur les épaules à la mode des jeunes gens. De l'autre côté, dans le groupe inférieur à droite, on cherche en vain les portraits de Raphaël et du Pérugin, qui sont pourtant dans le tableau, et l'on remarque aussi que Ptolémée ne tient pas en

main le globe terrestre. Dans le haut du fond à gauche, on ne voit pas encore la figure qui fait un mouvement de bras dirigé vers sa tête, ni les deux figures qui marchent derrière le groupe des auditeurs d’Aristote.

Il ressort de ces observations que Raphaël s’efforça, dans l'exécution du tableau, de donner plus de variété à sa composition, plus de consistance à son sujet et plus d'ensemble à ses groupes.

Le carton est dessiné au fusain, terminé à la pierre noire et rehaussé de blanc. C’est le cardinal Carlo Borromeo qui lavait apporté à Milan, et Federico, parent de ce cardinal, en fit don à la bibliothèque Ambroisienne. Lors des guerres de la Révolution, il sortit d'Italie avec les autres objets d’art qu’on envoyait à Paris, et il fut exposé dans la salle d’Apollon, au Louvre, jusqu’à ce qu’il retournât à Milan, après le traité de paix de 1815.

446. Fragment du carton pour la Bataille de Constantin. — C’est le groupe à droite de Constantin, avec les deux cavaliers qui tiennent des têtes coupées, et le soldat qui, de la main droite, désigne Maxence. On -voit aussi le cavalier, étendu à terre, qui se défend contre un guerrier, et, derrière eux, quelques archers et soldats au fond. Quoique ce fragment ait beaucoup souffert, on reconnaît pourtant cette exécution magistrale qui ne permet pas de douter que cet ouvrage n'ait été exécuté par Raphaël lumêème. 27249"; 1,7 854.

447. Deux cavaliers. — Celui de devant, presque vu de dos, est lancé au galop; le second, la tête couverte d’un casque pointu, court après lui à toute bride. Sur la même feuille, à gauche, est encore indiquée la tête d’un cheval. C’est le fragment d’une esquisse à la plume, un peu lavée. Ce dessin est plein de vie; d’après la manière de faire, on peut le regarder comme un ouvrage de la jeunesse de Raphaël, et le dater de 1503. H. 8”; 1. 10” 6°”.

148. Étude de draperie pour la figure de la Vierge dans la Dispute du Saint-Sacrement. — Rapide, mais beau dessin à la pierre noire, rehaussé de blanc.

149. Esquisse pour la partie supérieure de la même fresque. — Ce sont seulement de légères indications pour les figures suivantes : Dieu le Père, le Christ avec la Vierge, saint Jean et quelques autres saints. Revers de la feuille précédente.

150. Un des Dioscures. — II retient un cheval par la bride. D’après l’antique qui est au Capitole. Dessiné largement à la plume, dans la manière de Raphaël. Sur le revers, il y a encore une esquisse d’après un relief antique , représentant un dieu marin et quelques autres figures.

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