DANS LE CABINET DU CHATEAU DE GOTHA
266. Le Christ au tombeau. — Joseph d’Arimathie, agenouillé à gauche,
4. Dans l’Inventaire des collections de Rembrandt, dressé en 1656 par suite de son état d’insolvabilité, on trouve, parmi quantité d’albums de dessins et de gravures des maitres de tous pays, trois « livres contenant des estampes d’après Raphaël, très-belles épreuves. » Il n’est pas question spécialement de dessins de Raphaël, mais il pouvait s’en rencontrer dans les albums pleins de « dessins par les meilleurs maîtres. » (Note de l'éditeur.)
soutient le corps du Christ. La Vierge est agenouillée et évanouie, tandis que Marie-Madeleine, à droite, dominée par la douleur, se prosterne aux pieds du Christ; on ne voit que le derrière de sa tête et ses longs cheveux dénoués. Au milieu, du même côté, se tiennent deux apôtres qui se tordent les mains. Pour fond, un tombeau dans le genre d’une tour, avec une tablette sur laquelle on lit les lettres I. N. I. R. Spirituelle esquisse à la plume, lavée d’un ton brun, avec quelques légères indications d’arbres dans le paysage. Ce dessin à un peu souffert du côté droit. H. 43” 6°”: 1. 9° 9°”. Provenant du peintre Raph. Mengs, il vint entrer, avec beaucoup d’autres objets d’art qui lui avaient appartenu, dans la collection du duc Ernst. Le dernier duc de Cobourg avait fait présent de ce dessin à son peintre de cour, Grassi, mais il fut réclamé comme un bien inamovible de l’État, et cela avec d'autant plus de raison que cet artiste recevait une forte pension de la cour de Gotha. — Une copie de ce dessin, par Timoteo Viti, avec la tour à gauche, se trouve dans la collection de Stockholm.
Grav. par Eneas Vico, 1548. Bartsch, t. XV, p. 284, n° 8. — En contre-partie, par Giulio Bonasone. — Fac-simile par Santo Paccini, 1770. H. 13”; 1. 9” 1”.
Cette composition a souvent servi pour faire des tableaux identiques. On en trouve un très- beau, d’Andrea Squazzella, au musée du Louvre.
Gravé par A. Girardet.
Un petit tableau d’après le dessin, avec quelques variantes, par un peintre néerlandais, dans la galerie de Munich.
Lithogr. par N. Strixner.
Un autre, dans la manière de Jan Swart, est au musée de Berlin.