‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 364 sur 407 · DANS LA SUCCESSION DE M. WILLIAM ROSCOE, À LIVERPOOL · texte numérisé non relu

DANS LA SUCCESSION DE M. WILLIAM ROSCOE, À LIVERPOOL

574. Fragment d'une Sainte Famille.— Le petit Saint Jean debout contre les genoux de la Vierge. Très-spirituelle esquisse à la plume. L’honorable auteur de la Vie de Laurent et de Jean de Médicis a fait graver ce dessin pour orner l’édition de son Histoire du règne de Léon X.

DESSINS PROVENANT DE LA SUCCESSION DE SIR TEOMAS LAWRENCE, QUI SE TROUVENT ENCORE EN ANGLETERRE.

La plus riche collection de dessins qui, depuis celle de l’illustre amateur français Crozat, eût été réunie avec autant de connaissance que d’amour de l’art, c’étaitsans contredit la collection du président de l’Académie de Londres, Sir Thomas Lawrence. Les dessins de Raphaël qui s’y trouvaient en formaient la partie la plus précieuse. Ils provenaient surtout du cabinet de feu W. Young Ottley, qui les avait acquis la plupart du peintre Antonio Fedi à Florence. Ce n’était toutefois que la moitié de ceux que Fedi avait, en concurrence ayec un commissaire de la République française, le peintre Wicar de Lille, trouvés dans les palais d'Italie ; l’autre moitié de cette collection fut achetée depuis par Wicar lui-même en 1824, comme nous l’ayous raconté plus haut. La première collection de dessins que posséda Wicar avait été acquise par les frères Woodburn de Londres, en 1823, pour 11,000 scudi romains; elle passa en majeure partie dans la possession de Lawrence. Il en fut de même des dessins que les mêmes marchands achetèrent la même année du marchese Antaldo Antaldi d'Ur-

bin, demeurant aujourd’hui à Pesaro. Parmi ces dessins, il s’en trouva quarante-cinq de Raphaël, qui restaient d’une collection plus nombreuse, provenant de Timoteo Viti, et dont une partie avait été vendue, en 1714, au célèbre amateur Crozat. Beaucoup de ces derniers dessins entrèrent également dans la collection Lawrence. D’autres sortaient des cabinets Paignon-Dijonval, Vivant-Denon, Roger de Lagoy, Revil, Brunet et autres, de Paris, ou des collections de Fries, à Vienne, et Verstegh, à Amsterdam. Plusieurs se trouvaient déjà depuis longtemps en Angleterre, et trois avaient été donnés à l’illustre peintre par le duc de Devonshire.

En 1831, nous ayons essayé de faire, dans notre édition allemande , un catalogue complet des dessins de Raphaël que possédait Thomas Lawrence. Un catalogue de cent d’entre eux parut depuis, à l’occasion de leur exposition dans la galerie des frères Woodburn, à Londres, en juin 1836. Ces derniers avaient acheté pour 20,000 livres sterling toute la collection des dessins de Lawrence, et ils avaient en vain proposé au Musée Britannique de les acquérir.

En 1838, ils en vendirent seulement une partie au feu roi de Hollande, qui était encore à cette époque prince d'Orange. Parmi les dessins vendus, il se trouvait beaucoup d’originaux, qui, depuis la vente de 1830, à La Haye, ont été dispersés, ainsi que nous l’indiquerons plus précisément en parlant du catalogue de cette vente. Toutefois, la plus grande partie des dessins de Raphaël, qui appartenaient à l’ancienne collection Lawrence , passa dans la collection d'Oxford , comme nous l'avons rapporté. Néanmoins, avant cette cession, quelques dessins furent vendus isolément à différeuts amateurs, en Angleterre, et la plupart ne nous sont point connus. Au normbre des dessins vendus de la sorte, nous indiquerons seulement les neuf qui suivent. Quant à tous les autres, qui ont été indiqués en leur lieu et place, nous n’avons plus besoin de les citer.

573. Abraham et Isaac. — Esquisse de ces deux figures pour le plafond de la salle d’Héliodore, au Vatican, représentant le Sacrifice d'Abraham. Dessin à la plume. In-folio.

576. Joseph reconnu par ses fréres. — Esquisse pour un des sujets en forme de frise, qui sont au-dessous des fenêtres des Loges, au Vatican. Dessin à la plume, lavé à la sépia et rehaussé de blanc. Petit in-folio en largeur.

Une copie de ce dessin se trouve dans la collection de Chatsworth.

Gravé par un élève de Marc-Antoine, 1540. Bartsch, t. XV, p. 11, n° 6.

377. Le Christ. — Figure assise, tenant une couronne dans la main.

Esquisse pour le tableau du Couronnement de la Vierge, exécuté en 1503. Actuellement dans la galerie du Vatican.

578. Deux études de draperie. — Pour la Dispute du Saint-Sacrement ;

l’une pour le Saint Grégoire, et l’autre pour la figure agenouillée derrière ce saint. À la pierre noire et rehaussé de blanc.

579. Étude. — Pour l’École d'Athènes. L’homme portant des livres, dans la partie gauche de la composition. Belle étude d’après nature.

580. Un homme agenouillé. — Les mains jointes et le regard tourné vers le bas. Demi-figure ; de la jeunesse de Raphaël. Collection Antaldo Antaldi.

581. Étude anatomique. — Deux pieds et une tête. Dessin à la plume. Collection Antaldo Antaldi.

582. Plusieurs esquisses d'enfants. — Un portrait, au verso. C’est peutêtre ce même dessin qui a passé, de la collection du roi des Pays-Bas (catalogue n° 6), dans celle de M. de La Salle, à Paris.

d83. Tête de jeune femme: — On à cru reconnaître, dans ce dessin, tantôt la sœur de Raphaël et tantôt sa maîtresse; mais ce portrait (si c'est un portrait) ne ressemble point à cette dernière, et la première est inconnue, ce qui fait que ces suppositions sont tout à fait arbitraires. Le dessin est magistralement exécuté à la pierre noire. H. 12” ; 1. 9”. Collection de lady Bentinck.

Pour ce qui est de quelques dessins de Raphaël, qui, à la vente de feu le roi Guillaume de Hollande, furent achetés par MM. S. Woodburn et Colnaghi, de Londres, et qui passèrent en Angleterre, nous renvoyons le lecteur à ce que nous disons, à la fin de ce Catalogue de dessins, sur la collection royale de La Haye et sur la vente qui en à été faite.

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