‹ Raphael d'Urbin et son père Giovanni SantiChapitre 93 sur 407 · La Messe de Bolsène · texte numérisé non relu

La Messe de Bolsène

Peinture murale.

Ce tableau couvre le mur dont la fenêtre donne sur la cour du Vatican. Au-dessous de cette fenêtre, Raphaël a représenté une messe dite par un prêtre sur un autel assez élevé, en présence du pape Urbain IV, qui figure ici sous les traits de Jules IT ; c’est pendant cette messe que s’opère le miracle qui a, dit-on, donné naissance à la Fête-Dieu.

A gauche, le peuple étonné; à droite, les porteurs du siége du pape. On peut voir, dans notre Histoire de Raphaël !, la description complète de ce tableau et les réflexions que nous a suggérées l'exécution magistrale de cette peinture.

Nous ajouterons seulement encore, que la supériorité du maître et ses études approfondies dans l’art de peindre la fresque se révèlent ici principalement dans le côté droit de cet ouvrage, où sont agenouillés cinq porteurs du siége papal; il n’y a pas un trait, pas une touche, qui n’ait sa signification et son importance. Les têtes-portraits sont merveilleusement modelées, et tous les détails du costume, comme les velours, les tresses, les étofles blanches des habits ecclésiastiques, etc., n’ont servi qu'à faire ressortir davantage cette spirituelle et savante manière d’exécution, qui restera toujours le meilleur modèle à étudier pour ceux qui traiteront ce genre de peinture.

Le côté gauche du tableau est d’un faire inégal; peut-être faut-il en accuser la coopération d’un élève de Raphaël.

Dans le bas, sur l’architrave de la fenêtre, on lit cette inscription : JYLLVS. Il. LIGVR. PONT. MAX. ANN. CHRIST. MDXII. PONTIFICAT. SVI. VIII.

Gravures : Fr. Aquila, pour ses Picture, etc., grande feuille. — Paolo Fidanza, in-folio en largeur. — Raph. Morghen, grand in-folio en largeur. Les plus anciennes et les plus belles épreuves sont celles où l’on remarque une brisure dans la planche au-dessus des têtes des Suisses sur les marches de l’autel. — Nic. Gui-

detti, petit in-folio en largeur. — Au trait, par F. Giangiacomi. Roma, 1809. — Landon, n° 64.

La tête du cardinal Rafaello Riario fut publiée par Paolo Fidanza, dans

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