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La Rencontre des hordes d'Attila

Peinture murale.

Attila, roi des Huns, marchait vers Rome à la tête de ses hordes sauvages !, quand tout à coup lui apparurent saint Pierre et saint Paul, patrons de la ville sainte, en le menaçant de leurs épées flamboyantes. Cette vision remplit d’effroi le roi des Huns et le força d’accepter les propositions de Léon Ier qui l’invitait à quitter l'Italie.

Attila est représenté, au milieu du tableau, sur un cheval noir tacheté de blanc; devant lui, deux soldats à pied lui montrent le pape qui vient à sa rencontre. A droite, on voit deux chefs barbares montés sur des chevaux fougueux ; un de ces cavaliers est couvert d’une armure d’écailles d'acier, pareille à celles des Sarmates représentées sur la colonne de Trajan à Rome. Au fond, une foule de soldats sortent d’un défilé de la montagne et semblent attirés par les sons des cors et par des cris sauvages. À gauche, assis sur une haquenée qu’un écuyer conduit par la bride, s’avance avec calme et dignité le pape Léon Ier (sous les traits de Léon X). 1l est accompagné de deux cardinaux, en costume d’apparat, et de deux officiers de sa maison: l’un porte une croix, l’autre une massue. Toutes les figures du cortége pontifical semblent être des portraits. On a même cru reconnaître dans le porteur de massue le Pérugin, mais nous ne saurions admettre cette donnée.

L’exécution de cette fresque est, en général, de la main même du maître. Cependant le groupe du pape et de sa suite est d’un dessin bien plus fin et mieux senti, d’une couleur plus vigoureuse et plus transparente, que la partie du tableau consacrée au groupe d’Attila et de ses Huns,.

1. Suivant l’ouvrage de Gabriele Bertazzoli (Sopra il nuovo soslegno di Governolo), le pape Léon If", étant allé en personne au-devant d’Attila jusqu’au fleuve Oglio, près du fort Governolo où Governo , comme il est dénominé par Dante {chant 20 }, aurait déterminé la retraite des Huns.

Néanmoins, toute cette peinture est harmonieuse dans son ensemble comme dans ses détails.

On à prétendu qu'Attila avait été représenté sous les traits du roi de France Louis XII. Toutefois c’est là une supposition purement gratuite. On ne saurait douter que ce sujet ait été choisi pour faire allusion à la sortie des Français hors de l'Italie, sous le règne de Léon X, ce qui est d'autant plus probable que le poëme latin de Gyraldus, publié par M.Roscoe, fut composé alors en l'honneur de la retraite des Français, sous l’allégorie de l'expulsion des Huns, ainsi que nous l’avons déjà fait remarquer dans notre Histoire de Raphaël t,

GRAVURES : Franc. Aquila, pour ses Picturæ, etc. Sam. Bernard. Du côté op= posé, petit in-folio en largeur.—L. Collignon,petit in-folio en largeur,—A. Banzo, in-folio en largeur. — Volpato, grand in-folio en largeur. — G. Mochetti, petit in-folio en largeur.— Pietro Anderloni, grand in-folio en largeur.— Franc. Giangiacomo, 1809, au trait. — Landon, n° 63, — Le groupe des deux soldats au premier plan, gravé par A. Proccacini, in-&.

Une toute première esquisse, pour cette fresque, se trouve dans la collection d'Oxford. Le

Un beau dessin, sans le groupe du pape et de sa suite, fut possédé, en 1530, par Gabriél Vendramini à Venise, et ensuite par Carlo Maratti ; il se trouve aujourd’hui dans la collection du Louvre à Paris.

Gravé par un anonyme, avec une dédicace à la reine Christine de Suède; signé Angelica Renieri. Côté opposé. H. 13”; 1. 23”. — Au trait, par le comte de Caylus.

Une copie de ce dessin fut vendue, en 1850, à La Haye, et passa en Angleterre.

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