‹ Raphaël (volume 4)Chapitre 160 sur 327 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

la manière de Mantègne (dont il a imité le fameux plafond peint dans le palais de Mantoue) et de Melozzo da Forli. Il n'a pas été plus heureux dans les sujets empruntés à la mythologie : la banalité (parfois aussi l'obscurité; des idées n'est égalée que par la faiblesse du style;

LE J U G K M B N r DE SALOMON

les compositions sont aussi vides que le dessin est veule. L'antiquité n'y est plus une source féconde d'inspiration, elle est devenue un arsenal dans lequel l'artiste puise à pleines mains des motifs qui le dispensent d'inventer, de réfléchir. Il n'est pas jusqu'à rornementation (oves, entre-lacs, grotesques, etc.) qui ne soit d'une vulgarité désespérante. Le destin favorisait manifestement Raphaël en lui fournissant l'occasion de placer en regard de ces productions, si médiocres à tous

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