‹ Raphaël, peintre de portraitsChapitre 37 sur 133 · Voyez Litta, Slrozzi, feuille · texte numérisé non relu

Voyez Litta, Slrozzi, feuille

devise : Morto val più virtîi e buona fama che tutto Voro che Vavaro brama, et leur blason était tenu par un lion héraldique à tête d'aigle, sur le frontal duquel un léopard tout empanaché de blanc montrait fièrement à son cou le mot : Lealtà. Les croissants lunaires de ce blason appartenaient à Fiesole et indiquaient que cette antique cité, d'où Florence elle-même était sortie, avait connu les Strozzi, avant que Florence eût commencé d'être. « Loyauté », tel était l'emblème par excellence des Strozzi. « Tout l'or dont l'avare est avide ne vaut pas la vaillance et la bonne renommée » , telle était la règle de leur vie. Toujours à la tête du parti guelfe, ils tiennent sans désemparer pour l'indépendance italienne contre les partisans de la maison de Souabe et pour les droits populaires contre les prétentions de l'aristocratie. Ubertino Strozzi ouvre la voie dès le xir siècle, et Philippe Strozzi, dans l'année 1538, en marque de son sang la dernière étape ' . Durant une période de deux siècles, les Strozzi soumettent la république à leur autorité, quelquefois même à leurs caprices, comptent seize gonfaloniers

I. Philippe Strozzi, quoique marié à Clarice de Médicis, sœur de Laurent II, s'était opposé à la restauration des Médicis et mis à la tête de la révolution de 1527. Forcé de se réfugier à Venise, il tenta un coup de main pour rentrer dans sa patrie (en '1537), fut fait prisonnier à Montemurlo, enfermé dans la forteresse de Pistoja, appliqué à la torture et assassiné par ordre de Côme P"". D'autres narrateurs prétendent qu'après avoir subi une première fois la torture, il se donna la mort pour éviter de souffrir une seconde fois ce supplice.

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